Le chômage fragilise le bilan gouvernemental

Un taux de chômage de 20% en milieu urbain. Un chiffre parmi d’autres qui fragilisent le bilan gouvernemental et qui ne satisfait pas les attentes de la population. A la veille des élections électorales, les partis de la coalition auront du mal à rétablir la confiance. Souvenez-vous, la création des emplois et la justice sociale ont été les moteurs du plan d’action de Youssoufi. Après quatre d’alternance, le gouvernement a failli dans ce domaine dont les attentes sont immenses.
Avec le temps, l’équipe gouvernementale s’est rendue compte que la solution au problème n’est pas de nature administrative. Seule la multiplication des investissements nationaux et étrangers est en mesure de créer de nouveaux postes d’emploi. Pour l’heure, la situation est loin de s’améliorer. Selon les derniers chiffres officiels, le taux de chômage est en hausse continue. Au troisième trimestre 2001, le taux de chômage a augmenté de 2,7% par rapport au trimestre précédent. Cette hausse résulte essentiellement de l’augmentation du nombre des chômeurs dans le milieu rural. La population active âgée de plus de 15 ans s’élève à plus de 10 millions de personnes.
Une situation qui s’explique par le recul de l’activité dans les campagnes mais aussi par les effets de la sécheresse. Les femmes et les personnes âgées de moins de 30 ans sont les plus touchées.
L’emploi urbain a reculé dans les branches liées à l’agriculture, la forêt, pêche et l’industrie alimentaire. La défaillance du gouvernement sur le dossier de l’emploi laisse perplexe les observateurs économiques qui estiment que cette équipe n’a pas tenu ses promesses par manque d’imagination dans la gestion des affaires économiques. La priorité aux équilibres macroéconomiques n’a pas permis la croissance souhaitée pour absorber le chômage qui atteint des niveaux record.

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