Le CIH revient à son métier de base

Le CIH revient à son métier de base

L’année 2005 a été caractérisée au CIH par la poursuite de la politique d’assainissement de la situation financière de la banque et la confirmation du retour du CIH sur la voie de développement. Le défi à relever durant cet exercice était important. «Il s’agissait d’ouvrir tous les fronts à la fois, et de dénouer les mailles du filet dans lequel la Banque s’était enfermée », résume Khalid Alioua, P-dg de la banque, en préambule au rapport de développement.
Côté chiffres,  les dépôts ont progressé en 2005 de 1,9 milliard de dirhams contre une baisse de 1 milliard de dirhams en 2004 avec un encours à la clôture de l’année de 10,9 milliards de dirhams contre un peu moins de 9 milliards de dirhams une année auparavant, soit une progression de 21,4%.
L’importance des flux collectés a permis au CIH de gagner 16 points de base sur le marché, qui s’établit ainsi à 2,99% contre 2,83% en début de l’année.
Ce gain de positionnement s’explique exclusivement par la performance réalisée sur les dépôts  non rémunérés, eu  égard à la politique visant la réduction du coût de cette catégorie de ressources qui commence à prédominer les moyens de financement de la banque avec une quote-part de plus de 56%. L’année 2005 a été aussi fructueuse tant en matière d’approbations que de déblocages de crédits dans les deux secteurs classiques d’intervention de la banque, à savoir le financement de l’accession à la propriété et la promotion immobilière.
Globalement, les engagements donnés ont totalisé une enveloppe  de 3,4 milliards de dirhams répartis sur 21 803 prêts relevant essentiellement du domaine de l’habitat, soit le double de la réalisation de l’année 2004, établie à 1,7 milliard de dirhams et 11 570 prêts.
Les décaissements des crédits ont totalisé, quant à eux, un volume de 3,3 milliards de dirhams, contre une réalisation de 1,5 milliard de dirhams pour l’année 2004. L’essentiel des déblocages a concerné la clientèle des particuliers avec une   enveloppe globale de 2,1 milliards de dirhams, soit près de 65% du total.
De même l’activité des recouvrements s’est inscrite, durant l’année 2005, dans les orientations globales de la banque qui font de la récupération des créances CIH un axe stratégique de redressement et de développement. En ce qui concerne les réalisations, on notera la négociation d’une créance globale dépassant les 3 milliards de dirhams, dont 2,7 milliards ont été totalement dénoués en 2005. Le reliquat devait être assaini au cours des premiers mois de l’année 2006.
L’impact des récupérations de l’année s’est répercuté favorablement sur le taux d’impayés global de la banque, qui a cédé 4,89 points en l’espace d’une année, s’établissant à 38,15% au 31 décembre 2005 contre 43,04% en début d’année.
En dépit de cette baisse, souligne-t-on auprès de la banque, le niveau du taux d’impayés global demeure élevé et s’explique exclusivement par l’importance des impayés sur les grandes branches qui concentrent 86% du total des impayés de la banque  et dont la majeure partie se rapporte à des créances compromises. D’une manière générale, ce regain d’activité, amorcé en 2004 et confirmé en 2005, s’est traduit par une nette amélioration qualitative et quantitative des principaux indicateurs d’activité et de rentabilité de la banque, en rupture avec les tendances enregistrées les années précédentes. Les données financières en témoignent. Ainsi, les produits d’exploitation bancaire s’établissent-ils à 1,645 milliard de dirhams en 2005 contre 1,627 milliard de dirhams en 2004, soit une augmentation de 1%. Cette situation s’explique essentiellement par la baisse des intérêts des opérations sur la clientèle de 27 millions de dirhams (2%). Quant au résultat brut d’exploitation, il s’est amélioré de 17%, passant de 352 millions de dirhams en 2004 à 411 en 2005.
Le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 4%, passant de 60,55% à 56,35%. Compte tenu des dotations aux provisions et du résultat non courant, l’année 2005 s’est soldée par un déficit net de 48,4 millions de dirhams contre un bénéfice de 80 millions de dirhams en 2004.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *