Le Comité national de l’environnement des affaires fait son bilan

Le Comité national de l’environnement des affaires fait son bilan

Depuis sa création, le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) a su répondre aux différentes attentes du secteur privé. C’est ce qu’a relevé Nizar Baraka, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des affaires économiques et générales, à l’occasion d’un colloque d’information sur «l’environnement des affaires au Maroc» tenu lundi 30 mai à Casablanca. Pour sa part, Mohamed Horani, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a souligné que «le Maroc a connu ces dernières années de nombreuses réformes ambitieuses sur les plans législatifs, réglementaires et institutionnels visant à faciliter la pratique des affaires au Maroc par la mise en place d’un cadre favorable, propice à l’investissement». Ainsi, le CNEA, créé depuis décembre 2009, s’inscrit dans cette démarche instaurant un dispositif innovant de gouvernance des réformes. Cet organe sous la présidence du Premier ministre, constitue un véritable catalyseur des réformes liées au climat des affaires. «Le mode de gestion du CNEA, qui implique et responsabilise des équipes public-privé pour la mise en œuvre des différents projets, se base sur les meilleures pratiques en matière de gestion de projet, afin de garantir l’atteinte des objectifs. Cette méthodologie a fait ses preuves et a permis de mener à bien le programme d’action pour l’année 2010», a expliqué M. Baraka. Prenant la parole, Saloua Karkri, représentante de la CGEM au sein du CNEA, a souligné qu’en 2010, le CNEA a initié des chantiers stratégiques qui ont conduit à des réformes majeures qui répondent aux besoins et préoccupations des opérateurs économiques. Elle a cité, dans ce sens, entre autres, «la simplification de la loi sur la SARL, via une suppression de l’exigence du capital minimum et la procédure de blocage de capital, prélude à la création d’entreprise en ligne et l’introduction de l’identifiant commun de l’entreprise permettant un traitement plus fluide et cohérent de l’entreprise par les administrations publiques. Mais également, la réforme relative aux tribunaux de commerce, dans le but de faciliter l’accès à l’information et de protéger les investisseurs et le projet de décret sur les marchés publics ainsi que l’encouragement du recours à l’arbitrage». Aussi, M. Baraka a relevé la simplification des procédures administratives liées au foncier notamment l’octroi du permis de construire et le transfert de propriété avec le projet en cours de l’optimisation du délai de la procédure en limitant le nombre d’inspections sur le terrain à travers la mise en place d’une circulaire entre la direction du patrimoine et l’habitat. Cette rencontre a, ainsi, été l’occasion de mettre le point sur les différentes réalisations du CNEA et d’établir l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives du conseil.

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