Le coût de l’informel dans l’agroalimentaire

Les professionnels du secteur de l’agroalimentaire tirent la sonnette d’alarme. Plusieurs entreprises posent la clé sous le paillasson et pour cause : la concurrence déloyale. En effet, les études menées ces dernières années par diverses sensibilités et organismes ont démontré que la valeur des marchandises qui entrent illégalement chaque année au Maroc est estimée à plus de 15 milliards de dirhams. Un montant qui ne peut nous laisser indifférent. Le risque pour notre économie est donc manifeste. Selon le dernier bulletin d’information de la fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI), l’informel représente entre 20 et 95 % du marché selon les branches. Alors que le formel ne représente que 10 % du tissu productif national dans le meilleur des cas. Aujourd’hui, ce sont plus de 400.000 emplois stables qui sont perdus. Face a cette situation les opérateurs qui peinent à se maintenir sur un marché miné par des pratiques illégales tirent la sonnette d’alarme. Pourtant pour eux, ils savent qu’il serait illusoire de prétendre d’éradiquer ce fléau complètement mais il est possible de minimiser son impact. Plusieurs solutions sont proposées. D’abord, il faut encourager la migration des entreprises qui opèrent dans l’informel pour aller vers la conformité. Ceci est donc de ressort des autorités qui sont appelées à prendre des mesures pragmatiques, parfois douloureuses, mais qui sont susceptibles de redresser la barre. Il y va de la continuité du tissu productif qui emploie plus de 103.000 salariés et génère un chiffre d’affaires annuel de 58.398 millions de dirhams. Ce qui est attendu donc c’est un contrôle normal régulier, serein en amont et en aval et qui n’a strictement rien à avoir avec toute opération de coûd démagogique. Ensuite,il faut veiller également aux valeurs en douane déclarées car les sous facturations portent préjudices aux intérêt du Trésor et créent des conditions de concurrence déloyale grave.

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