Le déficit budgétaire descend à 8 milliards de dirhams

Le déficit budgétaire descend  à 8 milliards de dirhams

Les recettes ont grimpé de 6,9% contre une baisse de 1,9% des dépenses à fin avril

Les recettes douanières ont gagné sur l’année 324 millions de dirhams passant ainsi de 18,9 milliards de dirhams à 19,2 milliards de dirhams à fin avril.

Nette résorption du déficit budgétaire au quatrième mois de l’année. Les statistiques publiques relèvent à fin avril un écart de 8 milliards de dirhams contre 20,6 milliards de dirhams une année auparavant. Le gouffre s’est ainsi réduit entre les recettes et les dépenses. La Trésorerie générale du Royaume a généré pour ladite période des recettes de l’ordre de 73,8 milliards de dirhams. Elles se sont inscrites en hausse de 6,9%. Cette progression résulte en effet de la hausse des impôts directs, des impôts indirects et des droits d’enregistrement et de timbre, au moment où les droits de douane et les recettes non fiscales ont affiché un important repli. Par ailleurs, les dépenses ordinaires ont reculé au quatrième mois de l’année. La Trésorerie générale du Royaume note dans ce sens une baisse de 1,9%. De même, les dépenses émises au titre du budget général se sont chiffrées à 112,3 milliards de dirhams, chutant ainsi de 3,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse résulte de la diminution de 10,5% des charges de la dette budgétisée, de 0,5% des dépenses de fonctionnement et de 1,7% des dépenses d’investissement. Zoom sur les principales réalisations du mois.

Fiscalité : Les recettes grimpent de 7,7%

70,6 milliards de dirhams, telles sont les recettes fiscales générées au quatrième mois de l’année. Ce chiffre s’inscrit en hausse de 7,7% tiré principalement par l’augmentation de recettes douanières et de la fiscalité domestique. Les recettes douanières ont gagné sur l’année 324 millions de dirhams passant ainsi de 18,9 milliards de dirhams à 19,2 milliards de dirhams à fin avril. A cet effet, les recettes provenant de la TVA à l’importation se sont établies à 11,5 milliards de dirhams, en amélioration de 5,5% par rapport au niveau observé une année auparavant. La TVA sur les produits énergétiques a enregistré une hausse de 28,3% au moment où celle sur les autres produits a enregistré une augmentation de 1,9%. La fiscalité domestique s’est également améliorée durant le mois d’avril. Leurs recettes se sont établies à 47,8 milliards de dirhams. Elles ont grimpé de 11,2% gagnant sur une année 4,8 milliards de dirhams. En revanche, les recettes non fiscales ont perdu sur une année 254 millions de dirhams. Elles se sont chiffrées à 3,3 milliards de dirhams contre 3,5 milliards de dirhams une année auparavant, soit un repli de 7,2%. Ceci s’explique par la diminution des recettes en atténuation de la dette. Elles ont chuté de 88,9% basculant de 1,4 milliard de dirhams à 157 millions de dirhams à fin avril. Les recettes de monopoles se sont améliorées atteignant à fin avril 1 milliard de dirhams contre 276 millions de dirhams à la même période de l’année passée. Il en est de même pour les versements par les comptes spéciaux du Trésor au budget général. Ils ont atteint au quatrième mois de l’année les 770 millions de dirhams contre 682 millions de dirhams en avril 2016

Dépenses d’investissement :  Une rétraction de 1,7% à fin avril

Les dépenses d’investissement émises au titre du budget général ont fléchi à fin avril. Elles ont diminué de 1,7% pour atteindre au quatrième mois de l’année les 23,4 milliards de dirhams. Cette baisse résulte de la diminution des dépenses des ministères. Ces dernières se sont dépréciées de 7,7%, soit 11,93 milliards de dirhams. Les charges communes ont pour leur part affiché une hausse de 5,3%. La Trésorerie générale du Royaume indique dans son bulletin statistique que les dépenses d’investissement tiennent compte du versement aux comptes spéciaux du Trésor d’un montant de 10,6 milliards de dirhams contre 10,1 milliards de dirhams à fin avril 2016. Notons que l’évolution de la structure des dépenses du budget général fait ressortir une hausse de la part des dépenses de personnel, de matériel et des émissions de la compensation, conjuguée à la stagnation de la part des dépenses d’investissement et la baisse de la part des intérêts de la dette.

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