mars 24, 2017

Le déficit commercial dépasse les 26 milliards de dirhams

Le déficit commercial dépasse  les 26 milliards de dirhams

Le fossé se creuse entre les importations et les exportations

Les produits énergétiques importés ont coûté au Maroc sur les deux premiers mois de l’année une valeur de 10,37 milliards de dirhams contre 6,76 milliards de dirhams une année auparavant.

Un large écart continue de persister entre les importations et les exportations marocaines. Le constat fait aux deux premiers mois de l’année démontre une balance commerciale en perte d’équilibre. Les achats du Maroc se sont, en effet, consolidés depuis le début de l’année de 5,31 milliards de dirhams au moment où les expéditions ne se sont redressées que de 559 millions de dirhams. Compte tenu de ce fossé qui ne cesse de se creuser, le déficit commercial s’est accentué de 21,7% augmentant à fin février de 4,79 millions de dirhams. A cet effet, le déficit commercial s’est situé à fin février autour de 26,71 milliards de dirhams contre 21,95 milliards de dirhams l’année passée. C’est ce qui ressort des indicateurs préliminaires des échanges extérieurs livrés par l’Office des changes. S’agissant des flux financiers, février a été marqué par une baisse des recettes MRE. Le repli serait de 3,1%, soit 8,81 milliards de dirhams transférés par les Marocains du monde. Les recettes voyages se sont rétractées de 4,4%. La baisse a été en revanche clairement ressentie au niveau des investissements directs étrangers. Leur flux s’est déprécié de 25,7% pour atteindre à fin février 3,08 milliards de dirhams.

La facture énergétique grimpe de 53,6%

Février a été un mois d’importations par excellence. Elles ont marqué une hausse de 8,9% pour atteindre au deuxième mois de l’année une valeur de l’ordre de 64,85 milliards de dirhams. Cette hausse est tirée principalement par la hausse des achats de produits énergétiques. La facture énergétique a culminé de 53,6% gagnant 3,61 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. Les produits énergétiques importés ont coûté au Maroc sur les deux premiers mois de l’année une valeur de 10,37 milliards de dirhams contre 6,76 milliards de dirhams une année auparavant. De ces importations, le gasoil et fuel-oil représentent 4,96 milliards de dirhams, en amélioration de 81%. Les importations de biens d’équipement ont également atteint une évolution remarquable à fin février. Elles se sont redressées de 11,8%, soit 18,72 milliards de dirhams de produits importés. Cette ventilation est principalement tirée par le volume de voitures industrielles importées. Il s’est en effet renforcé de 57,6%. Les importations de produits bruts ont gagné à fin février un additionnel de 544 millions de dirhams représentant une hausse de 21,5% au moment où les importations des produits finis de consommation n’ont évolué que de 1,2%. En revanche, les importations des produits alimentaires ont nettement reculé au deuxième mois de l’année. Se chiffrant à 6,21 milliards de dirhams, ces achats se sont rétractés de 12 ,8% perdant ainsi 920 millions de dirhams de leur valeur comparé à la même période de l’année passée. La baisse a également été observée au niveau des achats des demi-produits. Ils se sont légèrement repliés à fin février (-0,8%) atteignant 14,51 milliard de dirhams.

Automobile : Les exportations fléchissent de 6,4%

1,5%, telle est l’évolution affichée par les exportations marocaines à fin février. Les ventes du Maroc à l’export se chiffrent à 38,140 milliards de dirhams contre 37,58 milliards de dirhams gagnant à peine 559 millions de dirhams sur l’année. L’Office des changes explique cette hausse par la progression de la vente des phosphates et dérivés. Le Maroc en a exporté 5,56 milliards de dirhams, une valeur en hausse de 9,7%. Les expéditions électroniques se sont également améliorées pendant ladite période. Certes, elles ne représentent que 1,4 milliard de dirhams dans la structure totale des exportations, mais elles ont évolué de 6,2% au deuxième mois de l’année.

Les exportations pharmaceutiques et aéronautiques ont suivi le même trend. L’Office des changes relève dans ce sens des améliorations respectives de 7,6 et de 5,3%. En revanche, la plus forte baisse des exportations a été relevée au niveau de l’automobile. Le secteur a perdu 598 millions de dirhams de ses ventes par rapport à la même période de l’année précédente. En variation, ce repli est évalué à 6,4% plaçant ainsi ces exportations de 9,35 milliards de dirhams en février 2016 à 8,75 milliards de dirhams en février 2017. Les exportations du textile se sont repliées de 3,6% totalisant des ventes de 5,8 milliards de dirhams contre 6,12 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente.

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