Le déficit continue de s’aggraver : La balance commerciale toujours en quête d’équilibre

Le déficit continue de s’aggraver : La balance commerciale toujours en quête d’équilibre

Elles se sont consolidées de 12,15 milliards DH à fin octobre. Les importations marocaines continuent sur un trend haussier contribuant davantage au déséquilibre de la balance commerciale.

Au titre des dix premiers mois de l’année les achats du Maroc se sont établis à 409,22 milliards de dirhams, en progression de 3,1%. La même variation a été observée au niveau des exportations, toutefois leur valeur reste moins importante que celle des importations. A l’export, le Royaume a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 235,22 milliards de dirhams, en consolidation de 6,96 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année passée. Face à ces évolutions distinctes, le déficit commercial s’est inscrit en aggravation de 5,18 milliards de dirhams. L’écart s’est ainsi creusé de 3,1, soit un solde négatif de 174 milliards de dirhams contre 168,8 milliards de dirhams une année plus tôt. Tour d’horizon des principales tendances commerciales relevées par l’Office des changes à fin octobre 2010.

La facture énergétique moins salée

S’agissant des importations, il ressort que les achats de biens d’équipement se sont améliorés de 9,4% pour atteindre les 105,95 milliards de dirhams contre 96,87 milliards de dirhams à la même période de l’année passée, une hausse qui s’explique par la progression de 5,11 milliards de dirhams des acquisitions d’avions, représentant ainsi 42,6% de la hausse totale des importations.

L’Office des changes constate par ailleurs une hausse de 3,3% des importations de produits finis de consommation et de 5,3% de produits alimentaires. En parallèle, la facture énergétique a été moins salée au titre des dix premiers mois. Une baisse de 6,6% a été observée dans ce sens, soit des importations de 4,49 milliards de dirhams en moins. Compte tenu de cette baisse, la part des importations en produits énergétiques se rétracte pour atteindre les 15,6% contre 17,2% à la même période de l’année précédente. Les approvisionnements en gasoil et fuel-oil se sont établis également en repli à fin octobre. Leur valeur est ainsi passée de 33,88 milliards de dirhams à 31,88 milliards de dirhams.

L’automobile maintient sa performance à l’export

L’ensemble des secteurs, à l’exception de la branche électronique et le textile, a réalisé une bonne performance à l’export. On note ainsi une hausse de 5,3% des exportations agricoles et agroalimentaires, de 3,3% de celles de l’automobile et de 7,5% des exportations aéronautiques. En analysant l’évolution des exportations des principaux secteurs, l’Office des changes souligne que la hausse des ventes des phosphates et dérivés à l’export provient de la progression des ventes d’acide phosphorique. Ces dernières se sont améliorées de plus d’1 milliard de dirhams au moment où les ventes des engrais naturels et chimiques se sont améliorées de 74 millions de dirhams. Ce secteur représente 18,1% de la structure globale des exportations à fin octobre 2019. Pour ce qui est des exportations automobiles, le secteur poursuit sa dynamique tout en préservant une part de 26,8% à l’export. Ceci se traduit par une amélioration de 7,4% des ventes des câblages et de 10,3% des ventes d’intérieur véhicules et sièges.

Un grand flop pour les IDE

Les dix premiers mois de l’année ont été marqués par un net accroissement des recettes voyages. Elles se sont en effet consolidées de 3,82 milliards de dirhams, soit une progression de 6,1% comparé à la même période de l’année précédente. Ces recettes se sont ainsi établies à 66,29 milliards de dirhams à fin octobre au moment où les dépenses se sont élevées à 17,81 milliards de dirhams à la même période. Ainsi, la balance des voyages ressort excédentaire s’appréciant ainsi de 4,5%, ce qui correspond à un additionnel de 2,08 milliards de dirhams. Les envois de fonds des Marocains du monde sont restés pour leur part stables, à 55 milliards de dirhams. Par ailleurs, le flux des investissement directs étrangers s’est nettement replié. L’Office des changes note à cet effet un repli de 50,9%, soit des flux de l’ordre de 15,42 milliards de dirhams contre 31,38 milliards de dirhams injectés à la même période de l’année
précédente. Les investissements directs marocains à l’étranger poursuivent leur trajectoire ascendante. Une progression de 49,7% a été observée à ce niveau faisant passer le flux en une année de près de 5,5 milliards de dirhams à 8,23 milliards de dirhams à fin octobre 2019.

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