Le développement de l’Afrique, d’abord une question de bonne gouvernance

Quarante pays africains dont treize représentés par leurs Chefs d’Etat et plus de 900 entreprises d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie participent à la Conférence internationale sur le financement du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) dont les travaux ont été ouverts avant-hier à Dakar. Cette conférence de deux jours se déroule en l’absence de ses principaux initiateurs que sont les Présidents égyptien, sud-africains, nigérian et algérien qui font partie des membres du comité de mise en oeuvre du Nepad.
Les différentes interventions faites lors de la séance d’ouverture par les Chefs de l’Etat et les représentants du secteur privé international ont mis l’accent sur la nécessité pour certains pays africains de respecter les principes de bonne gouvernance politique et économique en tant que préalable pour un afflux massif des investissements étrangers.
Cette question de bonne gouvernance figure au premier rang des dix priorités inscrites par le Nepad qui insiste sur la nécessité d’organiser des élections libres et honnêtes, la mise en place d’institutions démocratiques, le respect des droits de l’homme, la transparence dans la gestion du patrimoine public et l’éradication de la corruption.
Pour les intervenants, un bon fonctionnement de l’Etat de droit est de nature à donner une meilleure visibilité aux opérateurs étrangers qui ne peuvent investir leurs capitaux dans des zones à risque et où persistent des conflits. Pour le président kenyan, Daniel Arap, l’expérience a démontré que la résolution de ces conflits, qui sont des handicaps majeurs à tout processus de développement, dépend dans une large mesure du respect des principes de bonne gouvernance et de bonne gestion. Les représentants de la banque mondiale et du programme des Nations-Unies pour le développement ont apporté leur soutien pour la concrétisation des programmes du Nepad qui, estiment-ils, offre un cadre idoine pour faire avancer l’Afrique et mener la lutte contre la pauvreté ». Ils ont également estimé que le Nepad, qui est conçu par les africains et pour les africains devrait démonter sa crédibilité à court terme, et ce par des actions concrètes. Ils ont souligné la nécessité d’associer le secteur privé africain longtemps marginalisé au processus de développement de l’Afrique où la pauvreté ne peut être vaincue par la seule aide internationale.

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