Le directeur général de la SMT explique la hausse des prix

Le directeur général de la SMT explique la hausse des prix

«Nous ne sommes pas dans une évolution de prix très élevée. C’est vrai, que c’est un choc, pour l’ensemble des consommateurs. Mais il s’agit là d’une décision étatique et comme nous sommes une entreprise citoyenne nous respectons cette décision», a indiqué Antoine Dutheil de la Rochère, directeur général de la Société marocaine des tabacs (SMT), en marge d’un point de presse organisé à Rabat. En effet, lors de cette rencontre qui l’a réuni avec Nabil Ennouri, président du SNCP, M. Dutheil s’est expliqué sur les raisons de la flambée des prix des cigarettes au Maroc et son impact sur le marché. «Si je prends l’exemple de la marque Marquise. Celle-ci a augmenté de 23%, ainsi les taxes ont augmenté de 36% et le différentiel entre les deux, qui est la part de la SMT a baissé de 13%», ajoute-t-Il. Selon ses dires, la SMT avait l’obligation d’acheter l’ensemble du tabac produit au Maroc.

«Après la libéralisation du secteur, nous avons continué à accompagner les tabaculteurs et acheter la production du tabac mais au moins de la part de l’alignement de fiscalité des cigarettes brunes et blondes, la consommation du tabac brun a chuté depuis 2 ans et cela a forcé à réduire l’achat de tabac brun et réduire de l’achat du tabac produit au Maroc. Nous avons engagé à s’orienter vers d’autres cultures. Pour l’anecdote, nous avons 7 ans de stock en raison de la chute de vente de tabac brun liée à l’augmentation du prix». Le directeur général de la Société marocaine des tabacs a rappelé en effet que «le prix du tabac dépend en grande partie de la fiscalité au Maroc. Ceci qui va dicter la politique commerciale des prix des opérateurs». Pour sa part, Nabil Ennouri, président du syndicat national des commerçants et du professionnel du tabac, a relevé quant à lui que la loi de Finances n’encourage pas les marchands de tabac à réaliser des marges de bénéfice. «Ces gens arrivent à peine à réaliser 2.6% du chiffre d’affaires» et d’ajouter que «plus de 4.5 millions de marchands et professionnels ne possèdent pas de couverture médicale».

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