Le double challenge des PME-PMI

Des petites et moyennes entreprises, performantes, respectueuses de l’environnement et avec un rendement optimal. Telles sont les conditions sine qua non à la réussite de toute petite ou moyenne structures. Evident. Ce qui l’est moins, c’est les moyens d’atteindre ces objectifs et d’en faire une norme d’action, une stratégie.
Organisé par le centre marocain de production propre, un dépendamment créé dans le cadre de la coopération maroco-suisse, en collaboration avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), le séminaire national «PME/PMI, quelle stratégie pour un développement durable?» est prévu les 16 et 17 octobre. Un séminaire qui tombe ainsi à point nommé. Ceci, après le sommet de Johannesburg, où tout a été dit sur l’importance de doter les PME/PMI des moyens d’actions propres et après le manifeste de la fédération des PME/PMI affiliée à la CGEM, où cette dernière a fait appel auprès du gouvernement à d’engagements en faveur de la mise à niveau de ce type d’entreprises.
Mondialisation oblige, ces dernières sont en constante perte de vitesse. «Le thème de ce séminaire trouve son intérêt dans la conjoncture à la fois nationale et internationale que les entreprises marocaines traversent actuellement. La concurrence bat son plein à toutes les échelles. Et plus d’un monopole est cassé. A cause des zones de libre-échange, telle ou telle entreprise ne sera plus seule le marché. Besoin donc pour celles-ci de revoir leurs cartes», déclare Meryem Aaziz, directrice technique du CMPP. «L’enjeu pour nous est désormais de démontrer les bienfaits sur le plan économique, de l’intégration de l’environnement dans le management des entreprises et d’y faire participer les petites structures. C’est pour cela que nous comptons, pour cette phase de notre action, axer nos efforts exclusivement sur les PME-PMI», explique Aaziz.
Dans cette optique, le séminaire s’inscrit comme un moyen de répondre aux attentes des entreprises marocaines en la matière.
«Notre apport n’est pas financier. Nous ne sommes pas des bailleurs de fonds. Par contre, notre travail consiste à aider les porteurs de projets, notamment par l’établissement de leur montage financier de façon à les rendre éligibles aux yeux des investisseurs.
C’est aussi un travail d’information, de sensibilisation et de certification (ISO 14000)», conclut Aaziz.Cette manifestation verra la participation de représentants de la CGEM, du ministère de l’aménagement du territoire de l’urbanisme, de l’habitat et de l’environnement, du ministère de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des mines et du ministère de l’économie sociale, des PME et de l’artisanat.

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