Le doute plane sur la saison agricole

La saison agricole serait-elle en danger ? Dans certains milieux, on commence déjà à envisager le pire. Il faut reconnaître que l’essentiel des investissements des agriculteurs a été déjà engagé.
Pour l’heure, même si la situation semble inquiétante, rien n’est encore joué. Du moins, si l’on en juge par les propos rassurants des responsables du ministère de l’Agriculture. « Globalement on ne peut porter un jugement sur l’avenir de la campagne, d’autant plus que les situations sont diverses », avance Abderrahim Benyassine, Chargé de la division des céréales, des légumineuses auprès du ministère. Et d’ajouter que « l’avenir de la campagne dépend du mois de février». Sur l’état d’avancement de la campagne agricole 2001/2002, indique que le cumul pluviométrique moyen national s’est établi au 14 janvier à 156 mm. Un déficit de l’ordre 23% par rapport aux précipitations normales, précise le département de tutelle. Selon la même source, les conditions climatiques favorables caractérisant la deuxième décade de décembre 2001 jusqu’à la fin du mois ont été suivies par une période ensoleillée. Ce qui a permis aux agriculteurs d’accélérer le rythme des semis des cultures d’automne. Dans le même sillage, le ministère indique que l’arrêt des pluies, conjugué aux conditions thermiques caractérisés par la gelée et une forte amplitude thermique se sont traduits par un recul de la croissance végétative des céréales d’automne, à l’exception du jaunissement de l’orge et la non-levée pour les parcelles semées tardivement.
A fin janvier 2002, les superficies semées sont de l’ordre de 4,9 millions d’hectares dont 340000 en irrigué. Il s’agit du même niveau enregistré la campagne précédente. Toutefois, l’état végétatif reste globalement positif. Et ce qu niveau de l’irrigué et de bour. Au niveau de quelques provinces, l’état végétatif est médiocre sur 57% de la superficie de Safi, de 55% de Tiznit, de 20% d’Essaouira et de 15% du Haouz.
Par ailleurs, l’approvisionnement semble se passer dans de bonnes conditions. Auprès du département de l’Agriculture, on souligne que les ventes globales des semences céréalières se sont établies à fin janvier à 591000 quintaux contre 741000 quintaux la campagne écoulée.
En ce qui concerne, les engrais, les ventes sont estimées pour la même période à 484000 tonnes, en hausse de 7% par rapport à la même période de l’année dernière. Au niveau des cultures sucrières, les superficies semées en betterave à sucre s’élèvent à 59000 hectares. Idem pour la campagne précédente. Le niveau atteint est de 95% du programme fixé.
Des taux de réalisation de 105%, de 106%, de 98%, de 97% et de 84% ont été enregistrés respectivement au Loukkos, à la Moulouya, aux Doukkala, au Gharb et à Tadla. Pour la canne à sucre, la superficie totale plantée dépasse 19100 hectares, enregistrant ainsi une baisse de 7%.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *