Le FDA avoisine aujourd’hui les 14 MMDH contre 7 MMDH en 2008

Le FDA avoisine aujourd’hui les  14 MMDH contre 7 MMDH en 2008

ALM : En cette période d’automne pensez-vous que les pluies tardives compromettront le démarrage de la campagne agricole ?
 

Ahmed Ouayach : Les pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur le Royaume sont plus ou moins venues au moment opportun. Le retard concerne plutôt les régions du Sud. Mais la situation n’est pas inquiétante. Au contraire, les dernières averses vont permettre aux agriculteurs d’entamer les travaux de préparation du sol et de semis surtout pour les céréales. Elles seront également utiles pour l’élevage et réserves hydriques souterraines. Nous espérons avoir encore plus de pluie pour pouvoir faire réussir cette campagne.

Que pensez-vous des mesures entreprises par le ministère de l’agriculture en vue d’assurer une bonne campagne agricole ?

Depuis le lancement du Plan Maroc Vert, les mesures encourageantes n’ont pas cessé, l’offre en semences sélectionnées de céréales a, par exemple, pratiquement doublé pour atteindre 2 millions de quintaux. Les mesures incitatives classiques pour accompagner le PMV ont été, quant à elles, maintenues, notamment en ce qui concerne les subventions pour l’acquisition du matériel agricole et les subventions pour la reconversion de l’irrigation gravitaire vers l’irrigation localisée (goutte-à-goutte). En outre, nous avons constaté que le Fonds de développement agricole (FDA) a quasiment doublé depuis le lancement du PMV puisque, en 2008, il se chiffrait à 7 milliards DH alors qu’aujourd’hui il avoisine les 14 MMDH.

Ces mesures sont-elles suffisantes ?

Pour le moment et compte tenu des ressources financières limitées nous sommes satisfaits. Ce que nous souhaitons en revanche c’est la continuité de ces mesures jusqu’à l’année 2020 qui représente la fin de la première tranche du Plan Maroc Vert.

En matière d’engins agricoles, le Maroc dispose-t-il de machines suffisantes ?

Pour le moment, le Maroc dispose effectivement des machines nécessaires sauf qu’il faut aujourd’hui penser à les moderniser, vu qu’elles deviennent de plus en plus vétustes, et s’approcher des normes de la FAO. Cependant cette donne n’est pas pénalisante pour le moment. Mais il serait souhaitable que l’Etat accorde des subventions supplémentaires, notamment pour l’acquisition des moissonneuses batteuses qui permettent de réaliser simultanément la moisson et le battage.

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