Le festival s’est tenu du 6 au 8 mars à Tafraout: l’amandier, locomotive de développement

Le festival s’est tenu du 6 au 8 mars à Tafraout: l’amandier, locomotive de développement

La valorisation des produits de terroir de la ville de Tafraout et sa promotion ne cessent d’évoluer depuis quelques années. Le festival des amandiers, qui se tient chaque année, a connu sa cinquième édition du 6 au 8 mars. L’inauguration de cet événement qui a permis le développement et la structuration de la filière des amandiers, depuis quelques années, a été faite en présence du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, ainsi que du ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad. Cette manifestation culturelle a été, de ce fait, l’occasion de donner le coup d’envoi de projets structurants et de grands apports pour la ville et ses périphéries.  L’un des projets sur la liste concerne la construction d’un complexe culturel et un musée du petit Atlas.

L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet est de l’ordre 6.007.155,00 dirhams alors qu’il sera érigé sur une superficie de 3.059 m2. Une visite a été également faite à l‘un des grands projets initiés dans la ville dans le cadre de la protection des deux palmeraies de Tafraout et Amelmn.

Le projet tend à assurer le nettoyage de près de 40.000 nids de palmiers et des arbres de la palmeraie, la mise en place d’une ceinture de protection ainsi que l’équipement en système d’irrigation. Le projet semble aller sur de bons rails.  Le budget attribué à ce projet est de l’ordre de 9,3 millions de dirhams.  Ceci étant, le lancement du revêtement d’une route rurale reliant le douar d’Ait Oussim au centre a été également donné à cette occasion.
Il est à noter que les rencontres programmées dans le cadre de cette édition se sont focalisées sur des thématiques liées à la filière.

Notons que la journée du 7 mars a connu des interventions, présentations et débats, portant sur les bonnes pratiques de la conduite technique de l’amandier ainsi que les techniques de lutte contre les maladies ravageuses. La journée du dimanche a pour sa part connu un programme dédié à la structuration de la filière en se penchant sur les questions des réalités et perspectives de la gestion du développement des organisations professionnelles féminines au cercle de Tafraout ainsi que l’organisation des producteurs en perspective de l’application de la nouvelle loi de coopération.

Il est à noter que la région de Tafraout et Anezi sont les principales zones de production avec une superficie de 4.000 ha et 2.000 ha  (98% de la superficie totale de l’amandier). Certes, la production reste forte à cause entre autres  de la sécheresse et du vieillissement de l’arbre mais la mise en place du plan d’action pour le développement de la filière au niveau de la région d’Anezi et de Tafraout a permis de bénéficier à 7.300 personnes.

Des actions pilotes ont ainsi été adoptées dans ce sens notamment via  la création de vergers pilotes équipés des technologies de la conservation de l’énergie et de l’économie de l’eau, la valorisation de l’amande par l’instauration d’une indication géographique protégée ( IGP) et la mise en place de deux unités de production de valorisation.

Suite à ces efforts la région de Tafraout dipose aujourd’hui d’une structure professionnelle «Fédération professionnelle des producteurs de l’amandier d’Anezi et de Tafraout» ainsi que du GIE «Groupement d’intérêt économique Taddart N’Louz».

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