Le film de la fusion acquisition

L’enseigne ABN Amro Maroc n’existe plus. Elle a été rachetée officiellement le 22 août 2001 par la BMCI (Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie). Le montant de cette acquisition s’élève à 275,8 millions de DH. Financée par l’excédent de la trésorerie, cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de PNB Paribas (actionnaire à hauteur de 51,5 % dans le capital BMCI) orientée vers la consolidation des activités de «banque de détails à l’international». Du moins, c’est ce qui se dégage des propos de l’état-major de la BMCI. PNB Paribas revendique d’ailleurs une rentabilité élevée sur ce segment. La fusion avec ABN Amro permettra à la BMCI d’étendre sa présence commerciale par l’intégration d’une vingtaine d’agences (celles-ci ont fait l’objet d’un réaménagement intérieur qui respecte la charte architecturale propre à la BMCI). Le réseau de la BMCI compte 116 agences dont 92 équipées de guichets automatiques bancaires et deux bureaux de représentation à Paris et à Amsterdam. D’ici 2004, la banque compte étoffer son réseau pour atteindre les 160 agences. Au niveau des ressources humaines, les équipes de la BMCI seront renforcées par l’arrivée de 110 cadres d’ABN Amro. En ce qui concerne les activités commerciales, cette opération permettra à la BMCI de récupérer 24000 nouveaux clients dont 4000 entreprises. Selon les responsables de la banque, ces entreprises présentent des synergies favorables avec celles de la BMCI, notamment pour les catégories des PME-PMI, les particuliers et les professionnels. Auprès de la BMCI, on met l’accent sur les synergies qui seront réalisées à travers cette fusion en matière de coûts et de revenus. Concrètement, la banque du Commerce réalisera d’importantes économies à partir de l’année prochaine. «Le premier bénéfice réalisé concerne les équipements informatiques grâce notamment à la résiliation de contrats d’utilisation de plusieurs logiciels et l’abandon de certains équipements informatiques ainsi que leur maintenance», indiquent les responsables de la BMCI. Les synergies portent également sur l’immobilier et le personnel, eu égard au départ des cadres expatriés de la défunte ABN Amro.

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