Le gouvernement ouvre les bras à la FNBTP

Le secteur des Bâtiments et travaux publics (BTP) a finalement son contrat-programme. Il a été signé en grande pompe, lundi soir à Rabat, par les parties concernées en présence du Premier ministre, Driss Jettou. Ces parties concernées, côté gouvernemental, ne sont autres que les ministres de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, et son homologue de l’Habitat et l’Urbanisme, Taoufiq Hjira. Les professionnels des BTP ont été représentés par le président de leur FNBTP, Bouchaïb Benhamida et le président de la CGEM, Hassan Chami.
En clair, ce document, qui couvre la période 2004-2007, a pour objectif principal de mettre en oeuvre une stratégie de développement des entreprises marocaines du BTP. Le contrat-programme repose ainsi sur cinq axes qui sont en fait des objectifs à atteindre. Il s’agit d’améliorer la structure de l’entreprise du BTP, de garantir sa pérennité, de développer sa performance, de renforcer le partenariat administration-entreprises et enfin garantir une visibilité pour le marché BTP.
Chacune des deux parties, le gouvernement et la FNBTP, s’engage à accomplir un certain nombre de mesures pour atteindre ces objectifs. Le gouvernement s’est engagé à généraliser le système de qualification et de classification des entreprises du BTP en réservant un rôle plus efficient à la fédération. En outre, les critères d’éligibilité pour les marchés publics seront adaptés aux moyens humains, techniques et financiers des entreprises du BTP.
A ce titre, les pouvoirs publics vont systématiquement procéder au morcellement des marchés publics, en plusieurs lots séparés, pour qu’ils soient adaptés aux capacités réelles des entreprises marocaines. C’est ce que le ministère de l’Equipement a déjà commencé à faire, puisque les marchés de construction de l’autoroute Settat-Marrakech ainsi que les grands stades de Tanger, Agadir et Marrakech seront construits par des entreprises marocaines.
Le gouvernement ne va pas se contenter d’octroyer des marchés publics aux entreprises marocaines. Il s’engage non seulement à leur débloquer des avances afin d’assurer leur équilibre financier, mais à respecter scrupuleusement les délais de paiement, voire à verser des pénalités de retard. Sans oublier la révision des moyens d’intervention de la Caisse marocaine des marchés. En tout cas, un Comité mixte de suivi se réunira deux fois par an pour évaluer l’application des dispositions de contrat-programme.

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