Le gouvernement Zapatero dément étudier une amnistie fiscale

Le gouvernement Zapatero dément étudier une amnistie fiscale

Le gouvernement socialiste espagnol, confronté à la dégradation des finances publiques, a démenti lundi étudier une éventuelle amnistie fiscale pour se financer à moindre coût, contrairement à ce qu’a affirmé le quotidien El Mundo. «Il n’y a pas de travaux sur quelque chose de cette nature», a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Economie. Selon le journal de droite, qui citait des sources non identifiées de la haute fonction publique, le gouvernement envisageait d’offrir une amnistie fiscale aux détenteurs de fonds cachés à l’étranger ou en Espagne. L’économie souterraine en Espagne peut représenter jusqu’à un quart du PIB (Produit intérieur brut), selon certaines études. En échange du pardon fiscal, les détenteurs de fonds auraient pu financer la dette espagnole à un prix inférieur au marché, selon El Mundo. Les déficits publics espagnols ont explosé à 11,2% du PIB en 2009, provoquant des inquiétudes sur les marchés et entraînant un renchérissement du coût d’émission de la dette publique.
Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, qui s’est résolu en mai à adopter des mesures d’austérité impopulaires en taillant dans les dépenses sociales, tente de limiter le mécontentement social, notamment en préparant la création d’un impôt spécial pour les riches. Certaines sources non identifiées du journal estiment que le total des fonds espagnols cachés à l’étranger s’élève à environ 40 milliards d’euros. Il y aurait également environ 55 milliards d’euros circulant en Espagne sous forme de billets de 500 euros, moyen de paiement particulièrement utilisé pour le financement de l’économie souterraine, dont les transactions immobilières.

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