Le Groupe OCP et la Fondation Phosboucraa au chevet de la filière cameline

Le Groupe OCP et la Fondation Phosboucraa au chevet de la filière cameline

La 2ème édition de la caravane agricole Phosboucraa fait escale à Bir Guendouz

Les participants ont bénéficié de sessions de formation spécifiques animées par des experts nationaux et internationaux. Ainsi, plusieurs thèmes ont été abordés, notamment les dernières avancées en matière de productivité, d’élevage et d’augmentation des revenus des éleveurs, ….

La caravane agricole Phosboucraa est arrivée samedi à Bir Guendouz (sud de Dakhla). Sous les rythmes de la musique hassanie, cette dernière étape a réuni petits éleveurs et agriculteurs de la région venus en nombre pour acquérir les meilleures pratiques en matière d’élevage et de santé cameline. Le lancement de cette 2ème édition avait, en effet, été donné le 27 mars à Smara et s’achève à Bir Guendouz.

Organisée par le Groupe Office chérifien des phosphates (OCP), la Fondation Phosboucraa et en partenariat avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, cette caravane s’assigne pour objectif d’impliquer les petits éleveurs, les agriculteurs et leurs organisations dans la planification et le déroulement des différentes étapes d’élevage camelin. Elle s’inscrit dans «la continuité de la caravane agricole lancée en octobre 2012 par SM Mohammed VI», précise Hajbouha Zoubeir, vice-présidente déléguée de la Fondation Phosboucraa. Cette caravane agricole rentre également dans le cadre de la stratégie d’OCP pour le développement de l’agriculture et pour accompagner les projets du Plan Maroc Vert.  Cette action de proximité vise la vulgarisation des techniques de production agricole. Elle a mis en valeur dans cette édition l’accent sur le secteur de l’élevage camelin, notamment dans les régions du Sud du pays.

Dans ce sens, la vice-présidente de la fondation a dévoilé que la campagne de vaccination a touché un vaste cheptel puisque 75.000 dromadaires ont été vaccinés dont 25.000 rien que dans la ville de Dakhla. Au cours de cette manifestation, les participants ont bénéficié de sessions de formation spécifiques animées par des experts nationaux et internationaux. Ainsi, plusieurs thèmes ont été abordés, notamment les dernières avancées en matière de productivité, d’élevage et d’augmentation des revenus des éleveurs, des bons réflexes de gestion de la phase de gestation et du nouveau-né, et de la valorisation des produits camelins.

En outre, les participants ont  pu prendre connaissance de plusieurs aspects liés notamment à la génétique, à l’alimentation, à la santé, à la valorisation ou encore à la commercialisation concernant la filière cameline.

De même, les experts présents lors de cet événement ont partagé leur savoir-faire en matière de méthodes d’augmentation de la production du lait de chamelle. «Un segment en pleine expansion dans le monde», explique Rafat Al Jasim, professeur à l’Université de Queensland en Australie. En effet, le lait de chamelle a atteint 20 dollars américains pour le litre, souligne l’expert. Il indique à cet égard que le lait en poudre est l’une des dernières méthodes qui permet un meilleur conditionnement du lait tout en gardant une marge de bénéfice importante pour l’éleveur. Il appelle à ce titre les éleveurs à adopter cette méthode, notamment dans les régions du Sud marocain.

Il faut dire que la filière dromadaire joue un rôle socio-économique important dans la mesure où 70% des populations de ces régions vivent directement ou indirectement de cette filière et génèrent des revenus issus de ce secteur. Du côté des éleveurs, «la filière de l’élevage camelin suscite un intérêt particulier, compte tenu de la symbolique et la portée historique que représente cet animal dans la culture de cette partie du Maroc»,  souligne un des éleveurs présents lors de cet événement.  Celui-ci indique par ailleurs que cette initiative de la Fondation Phosboucraa a permis de soigner une très grande partie du cheptel de Dakhla. Pour lui, cette opération a été très appréciée par les éleveurs. Il confie toutefois : «On souhaite que des partenariats se développent également dans le sens des recherches scientifiques pour la filière». 

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