Le HCP dévoile ses comptes nationaux provisoires: La croissance économique ralentit à 1,2% en 2016

Le HCP dévoile ses comptes nationaux provisoires: La croissance économique ralentit à 1,2% en 2016

Les dépenses de consommation finale des ménages se sont hissées de 3,4% pour atteindre les 582,80 millions de dirhams fin 2016 contre 562,86 millions de dirhams l’année passée.

Ahmed Lahlimi, Haut-Commissaire au Plan

Les prévisions du Haut- Commissariat au Plan se confirment. L’économie nationale a nettement ralenti durant l’année 2016. La croissance est passée de 4,5% en 2015 pour se situer autour de 1,2% à fin 2016. C’est ce qui ressort des comptes nationaux provisoires établis par le département de Ahmed Lahlimi. Aux prix courants, le Produit intérieur brut s’est apprécié de 2,8% en 2016 contre 6,8% une année auparavant, soit une valeur de 1,016 milliard de dirhams contre 988,02 millions de dirhams en 2015.

Se référant au Haut-Commissariat au Plan, le ralentissement de la croissance économique résulte en effet du fléchissement de la valeur ajoutée agricole. Se situant autour de 110,74 millions de dirhams, cette dernière a baissé de 12,8% après avoir affiché une hausse de 11,9% au titre de l’année précédente.  En parallèle, la valeur ajoutée des autres secteurs d’activité non agricole s’est améliorée durant l’exercice 2016 grimpant de 2,2% contre une hausse de 1,8% l’année précédente. De même, les impôts nets de subventions sur les produits se sont accrus de 8,5% contre une hausse de 18,1% l’année précédente.

Cette dernière a été marquée par ailleurs par l’amélioration de la demande intérieure. Elle a enregistré une hausse de 5,5% en volume alors que cette croissance ne dépassait pas les 1,9% en 2015. Sa contribution à la croissance du PIB s’est consolidée pour atteindre les 5,9 points contre 2,1 points en 2015. Cette progression résulte de la hausse considérable de l’investissement et de l’amélioration des dépenses de consommation des ménages. Les dépenses de consommation finale des ménages se sont hissées de 3,4% pour atteindre les 582,80 millions de dirhams fin 2016 contre 562,86 millions de dirhams l’année passée.  Ces dépenses ont contribué, selon le Haut Commissariat au Plan, pour 1,9 point à la croissance du PIB au lieu de 1,3 point auparavant.

Les administrations publiques ont vu leur consommation finale se redresser de 2,1%. Pour une valeur globale de 195,59 millions de dirhams, elles ont contribué à hauteur de 0,4 point à la croissance. Considérée comme étant la deuxième composante de la demande intérieure, la formation brute du capital fixe a progressé de 9,3% au moment où elle a affiché une quasi-stabilité l’année précédente. Sa contribution à la croissance a grimpé de 0,1 point en 2015 à 2,6 points en 2016. En revanche, le solde des échanges extérieurs a affiché une détérioration, et ce sous l’effet de la progression substantielle des importations, soit une hausse de 15,4% en volume. Les échanges des biens et services ont dégagé une contribution négative de 4,7 points à la croissance du PIB. Le Haut-Commissariat au Plan observe par ailleurs dans ses comptes provisoires une aggravation du besoin de financement. «Avec une augmentation de 2,8% en 2016 du PIB aux prix courants et un accroissement de 9,9% des revenus nets en provenance du reste du monde, le revenu national brut disponible s’est accru de 3,2% au lieu de 5,9% en 2015, pour se situer à 1.077 milliards DH en 2016», relève-t-on du Haut-Commissariat au Plan. L’épargne brute nationale est estimée à 292,72 millions de dirhams, soit 28,8% du PIB. L’investissement brut a constitué, pour sa part, 33,1% du PIB en 2016 au lieu de 30,8% en 2015. Le besoin de financement de l’économie nationale s’est ainsi aggravé pour se situer autour de 43,18 millions de dirhams en 2016. Ce besoin est passé de 2% du PIB en 2015 à 4,3% en 2016.

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