Le journaliste, une vocation

Le journaliste, une vocation

Pratiquement, tous les journalistes marocains connaissent, Hassan Alaoui. C’est un des plus anciens professionnels, des plus expérimentés, des plus modestes, bref, une denrée rare! Son parcours est riche d’expérience. Tout a commencé en 1975, date à laquelle Hassan décroche, avec distinction, la licence en journalisme de l’Institut Supérieur de Journalisme de Rabat. Il est major de la deuxième promotion de cet Institut. Juste après, il intègre l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) en tant que secrétaire de rédaction et où il s’occupe essentiellement de la couverture des activités royales. Quelques années, plus tard, exactement en 1980, Hassan Alaoui est promu, rédacteur en chef, envoyé permanent de l’agence MAP à Londres. C’est dans la capitale britannique qu’Alaoui affûte ses armes. Il y demeure pendant quatorze ans. En 1994, le siège de la MAP lui demande de regagner son pays. « Ce rappel est tombé dans un moment difficile en ce qui concerne l’éducation de mes enfants », explique Hassan Alaoui. En effet, Youssef et Asmaa, aujourd’hui âgés de 20 et 18 ans, poursuivaient leurs études dans le système scolaire anglais. « Il était pratiquement impossible pour eux de s’adapter au système éducatif marocain », poursuit-il. Par conséquent, Hassan Alaoui n’avait devant lui plus qu’un seul choix: envoyer sa lettre de démission de la MAP. Il ne chôme pas pour autant. Il intègre juste après l’équipe de la prestigieuse chaîne arabe, basée à l’époque à Londres, la Middle East Boradcasting Centre (MBC). Il y devient responsable des programmes politiques. Il conçoit et réalise des émissions hebdomadaires politiques telles que: « Le monde cette semaine », « Au-delà de l’événement », « Dialogue avec l’Ouest », « Dossiers actuels » et « Entretien de la semaine ». Durant cette période, il a réalisé plusieurs documentaires, des reportages ainsi que des entretiens avec des personnalités politiques internationales de premier plan (Benazir Bhutu, Esmat Abdelmagid, Richard Murphy, etc.…). En 2002, alors que MBC décide de s’installer à Dubaï, Hassan Alaoui a déjà accumulé 22 ans d’expérience à Londres. Agé de 52 ans, il décide de réaliser son plus vieux rêve: monter sa propre entreprise de communication et de production. Et c’est le Maroc qu’il a choisi pour s’installer. « Noble Media Services » est née. Noble Media Services est à la fois une agence-conseil en communication et une maison de production. Depuis sa création en 2002, elle a produit et réalisé de nombreux reportages et documentaires pour des chaînes de télévision internationales, des organismes privés ainsi que pour des clients privés. Elle est l’agent officiel au Maroc de Reuters Télévision qui distribue ses images quotidiennement a quelque 600 chaînes de télévision nationales (2M et RTM) et internationales. Noble Media a également rendu de précieux services à Associated Press Télévision (APTN), le grand distributeur d’images américain. Parmi ses clients réguliers, figurent Al Jazeera, LBC-Al Hayat (Liban), CNN (Etats-Unis), Spiegel TV (Allemagne), LA 7 (Italie) et CNBC Arabia, une nouvelle chaîne, basée a Dubaï, et spécialisée dans les informations économiques. Elle offre une aide logistique à Nile TV (Egypte) et à la première chaîne de télévision égyptienne. Au Maroc, Noble Media a conçu et réalisé un spot pour le parti politique « Initiative pour la Citoyenneté et le Développement » (ICD) qui a été diffuse par 2M et la RTM lors des législatives de Septembre 2002. Elle a également produit un documentaire pour l’association caritative « Pour une Vie Meilleure » basée à Kenitra. Hassan Alaoui a interprété le fameux entretien réalisé par Mohamed Mouedden avec le président Pakistanais Pervez Musharaf. Hassan Alaoui a déposé une dizaine de projets de production de documentaires, des émissions et autres reportages pour la RTM. Pour lui, même si le Maroc n’est pas un pays où l’actualité qui intéresse les médias internationaux n’est pas abondante, le travail de production ne manque pas. « Le Maroc regorge de potentialités en matière de reportages et documentaires à caractère économique, culturel ou social », assure Hassan Alaoui. En rentrant au Maroc, Hassan Alaoui a décidé de partager son expérience avec les jeunes journalistes. Pour ce faire, il a proposé bénévolement une formation aux étudiants de l’Institut de journalisme. La formation concerne le travail de terrain dans le domaine de la presse écrite et audiovisuelle. Cette expérience n’a duré que trois mois. La direction de l’Institut de journalisme a décidé de mettre fin à cette formation. Hassan Alaoui ne comprend toujours pas pourquoi. Mais ce n’est pas un problème, outre mesure, puisque tous les journalistes sont les bienvenus chez lui.

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