Le Koweit cherche des investisseurs étrangers

Le Koweït, riche émirat pétrolier mais assoiffé de capitaux étrangers pour développer son économie léthargique, a lancé une campagne destinée à attirer les investisseurs. Une importante délégation commerciale et d’investissement koweitienne, présidée par le ministre des Finances, Mahmoud Abdel Khaleq Al-Nouri, doit effectuer, début février, une tournée européenne, devant la conduire en Italie, en Espagne, en Bulgarie, en Pologne et en Grande-Bretagne, ainsi qu’aux Etats-Unis, pour expliquer les avantages de la loi sur les investissements étrangers au Koweït. En octobre dernier, l’émirat avait, pour la première fois, ouvert la plupart de ses secteurs économiques aux investissements étrangers, à l’exception de celui de l’industrie pétrolière. Le gouvernement avait alors autorisé les opérateurs étrangers à investir dans toutes les industries locales, à l’exception de l’exploration et la production d’hydrocarbures. Parmi les secteurs ouverts aux capitaux étrangers, figurent l’électricité, les télécommunications, l’immobilier et les banques. Cette décision intervenait en application à une loi votée par le parlement en 2001 dans le but d’attirer des capitaux étrangers et de favoriser l’apport technologique nécessaire pour relancer l’économie. La loi sur l’investissement étranger direct prévoit pour les investisseurs potentiels une exonération, pendant 10 ans, des taxes douanières et des impôts sur les matières premières, en plus d’une protection à long terme contre tout risque de nationalisation. Selon M. Chaker Al-Saleh, « près de 80 demandes d’investisseurs étrangers, dont 30 sérieuses, ont déjà été reçues » par le bureau qu’il dirige, le Foreign Direct Investment Bureau. « Le Bureau est en train de négocier avec ces investisseurs », a ajouté M. Saleh en estimant à « plus d’un milliard de dollars » la valeur des investissements étrangers à l’étude. M. Saleh a également affirmé que deux banques internationales ont demandé à ouvrir des succursales au Koweït. La demande doit être approuvée par la Banque centrale. Jusqu’à présent, la loi koweitienne restreignait le marché de l’émirat aux activités des banques nationales. En 2001, la Banque centrale avait proposé d’autoriser l’installation dans l’émirat des banques des autres monarchies du Golfe et de préparer le terrain pour y autoriser des succursales des banques internationales. Les investisseurs étrangers sont actuellement autorisés à détenir jusqu’à 49% des actions dans les banques koweitiennes.

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