Le mal de la place parisienne

Malgré les soubresauts que traversent notamment le marché financier des Etats-Unis, en raison des scandales des gros comptes des entreprises multinationales, le ministre français de l’Economie et des Fnances, Francis Mer, reste «optimiste» quant à l’évolution des marchés financiers européens. C’est ainsi qu’il a déclaré jeudi dernier que ces derniers étaient «largement sous-évalués». Il n’omet pas toutefois «le risque d’une poursuite des tensions sur les marchés à l’échelle mondiale». Le ministre a souligné également que même si les autorités monétaires des pays intéressés maintenaient de larges marges, l’impact des ondes venues des marchés américains sera ressenti par les places européennes et notamment par la bourse de Paris.
Cette déclaration a coïncidé avec la présentation le jour même, dans la matinée du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2002, aux députés de la nation. Il a rappelé que l’objectif d’atteindre un taux de croissance autour des 3% en d’année, restait toujours à l’ordre du jour. Le principal leitmotiv guidant le budget français pour cette année réside dans la notion de confiance et de sincérité. C’est dans ce sens que le trésorier de l’Hexagone a annoncé devant l’assemblée : «notre but n’est pas de réformer de fond en comble le budget 2002 mais avant tout de lui restituer sa sincérité». Les échéances présentées par Francis Mer viennent cautionner le programme politique électoral du Président de la République. Lors de sa campagne, Jacques Chirac s’était engagé à réduire l’impôt sur revenu de 5% pour l’année 2002. M. Mer a ainsi précisé : «ce texte que je vous présente a un double objet. D’une part, il traduit l’un de nos engagements politiques les plus forts, à savoir baisser les impôts, d’autre part, il traduit l’état réel des finances de l’Etat tel que l’audit, hélas, l’a révélé». C’est également ce que le «collectif» avait adopté la semaine précédente, en Conseil des ministres. Par ailleurs, concernant l’audit en matière des finances publiques, détenu par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin depuis le 26 juin dernier, ses conclusions sont incluses dans le projet de loi de Finances de l’année en cours. Il y est rapporté que le déficit du budget de l’Etat pour l’année 2002 s’élève à 46 milliards d’euros. Ce qui traduit une dégradation de 15,56 milliards d’euros, en comparaison avec la loi de Finances adoptée en décembre dernier. Trois principaux amendements ont été ajoutés à l’ossature du texte.
D’abord, il est prévu à compter du 1er janvier 2003, de supprimer l’aide versée par l’Etat aux partis et groupements ayant obtenu un nombre de voix inférieur à 1% des suffrages exprimés. Ensuite viennent deux autres amendements, qui posent de réduire de 800 000 euros les crédits relatifs à la fonction du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France. Le Sénat examinera à son tour le collectif le 29 juillet prochain.

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