Le manque d’animation plombe le tourisme à Asilah

Le manque d’animation plombe le tourisme à Asilah

Considérée parmi les plus belles villes balnéaires, Asilah souffre d’un déficit criant en animations et loisirs. Il en résulte un renforcement de la saisonnalité de la destination, qui ne «vit» que pendant deux mois : juillet et août.

En dehors de la période estivale, «les touristes aussi bien nationaux qu’étrangers passent généralement une demi-journée jusqu’à un week-end maximum à Asilah. Le manque d’animations et de loisirs joue en défaveur de l’attractivité de la destination et décourage les visiteurs d’y prolonger leur séjour», s’accordent à dire les opérateurs touristiques de la place.

En vue de renforcer l’attractivité d’Asilah, les professionnels ont toujours appelé à miser sur ce créneau d’animations et de loisirs dans la ville blanche, mais aussi dans son arrière-pays qui regorge de potentialités touristiques. Surtout que le manque d’infrastructures dans ce domaine fait rater à cette destination de tirer profit de certaines occasions. C’est le cas des fêtes de fin d’année, dont «les demandes n’augmentent pratiquement pas. Nous continuons de réaliser pendant cette période 20% du taux d’occupation», affirme Badr Loudiyi, directeur d’un établissement touristique à Asilah.

Les établissements hôteliers et de restauration à Asilah ne semblent pas, depuis plusieurs années, concernés par les fêtes de Noël et de la Saint-Sylvestre, dont les préparatifs battent leur plein ces temps-ci dans les autres destinations touristiques. A l’exception de deux ou trois restaurants espagnols, fréquentés pratiquement toute l’année pour leur spécialité de poissons, qui se sont déjà vus, cette année, revêtir les petits ornements traditionnels, mais avec un sapin bien décoré pour célébrer Noël 2015.

Il est à noter que pour la diversification du produit touristique à Asilah, les professionnels proposent des animations sportives sur les plages, telles que des tournois de Beach soccer, volley, basket,… Ils appellent pour la même raison à l’ouverture au public des sites historiques.

Parmi lesquels le palais de la culture (connu beaucoup plus par Ksar Raïssouni) et la tour Al Kamra, qui sont fermés presque toute l’année. Outre les infrastructures d’animations et de loisirs, il est recommandé de renforcer la capacité d’hébergement hôtelier de la ville – qui ne dépasse pas 120 chambres classées (réparties entre 1 et 3 étoiles) – avec des hôtels 4 et 5 étoiles, permettant d’accueillir, en plus de grandes personnalités, des conférenciers et des congressistes. Surtout que les salles du Centre Hassan II des rencontres internationales et de la Bibliothèque Bandar Ibn  Sultan à Asilah sont dotées d’équipements modernes pour accueillir des événements de haut niveau.

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