Le marché américain de plus en plus dur

Le marché américain de plus en plus dur

Les opérateurs étrangers devront bientôt remplir certaines conditions pour exporter leurs produits dans le marché américain. A partir de juin 2006, une nouvelle réglementation relative à la traçabilité sera appliquée. Signataire d’un ALE avec les USA, le Maroc est concerné. D’ailleurs, selon les informations du secteur, des inspecteurs de la puissante FDA (Food and Drug Administration), organe fédéral qui a la primauté sur le contrôle des produits alimentaires, se rendraient prochainement au Maroc. Enjeu : vérifier la situation de certains secteurs comme la conserve de poisson, la sardine congelée, produits exportés  en  Amérique et accessoirement en Amérique latine, mais devenus peu compétitifs avec l’entrée en vigueur du Mercosur.
Cette loi sur la traçabilité concerne la création et la tenue des registres.
Précision importante : le textile stipule l’obligation pour la marchandise de transiter par un port équipé de scanners, technologies en installation dans les plates-formes marocaines.  En général, ces nouvelles exigences renforcent la loi sur le bio-terrorisme entrée en vigueur l’année dernière. Premiers concernés les produits alimentaires. 
Un exportateur marocain du Souss engagé à l’export de produits agroalimentaires dans le marché US doit mentionner dans son registre le nom de sa société, son adresse ainsi que l’adresse électronique, le numéro de téléphone, les coordonnées du transporteur ayant livré le produit, le fabricant, la société de conditionnement ou d’emballage, le numéro du lot et toute identification disponible.
Le destinataire du produit, installé dans le marché américain, doit lui aussi inclure les mêmes renseignements dans ses registres et préciser, en outre, le type de produit, la marque, la variété spécifique, la date d’expédition, la qualité et le type d’emballage.
Des spécifications à la portée de l’industrie de transformation des produits de la pêche comme l’a précisé, Hassan Sentissi, président de la FENIP : «La traçabilité ne nous fait pas peur.
Nous n’avons pas attendu ces nouvelles règles pour nous y engager. Le secteur de la transformation de produits de pêche est au top en matière de réglementation».
Un point de vue guère différent de celui d’Abderrazak Amiri, président de l’Union nationale des industries de conserverie des Poissons (UNICOP).
«Notre secteur  est globalement plus avancé sur la question de la traçabilité que d’autres activités. Il conviendra sans doute de faire un ajustement entre la réglementation européenne et celle américaine.
Ces dernières, poursuit-il, insistent en général sur les normes HACPP, le glaçage et la situation du poisson au niveau de l’amont».
Les registres doivent être faites de manière à pouvoir identifier les sources immédiates d’approvisionnement et les destinataires directs du produit alimentaire, conditionnement inclus, de manière à «traiter les menaces susceptibles d’entraîner de graves conséquences sanitaires ou de mort d’êtres humains ou d’animaux», souligne le bulletin d’information de la Fédération nationale de l’agroalimentaire, «Alimentarius».
En clair, dans leur contenu, les registres doivent faire figurer pour chaque produit entrant en Amérique, les sources d’approvisionnement et identifier les destinataires directs. Egalement obligatoires, les renseignements identifiant chaque ingrédient entrant dans la composition du produit.
La durée de conservation des registres varient de six mois à une année.
Certaines entités ne sont pas tenues d’élaborer des registres, mais doivent satisfaire aux exigences de disponibilité pour les registres existants.
L’exception concerne les bateaux de pêche non impliqués dans le traitement des produits alimentaires, les installations de vente au détail dont le nombre d’employés est inférieur ou égal à 10, les installations à but non lucratif, etc.
Le dispositif américain sur la traçabilité permet de recueillir tous les éléments retraçant le parcours d’une cargaison de marchandises douteuses en moins de vingt-quatre heures, suite à une demande officielle. 

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