Le marché du publiphone agonise

Le marché du publiphone agonise

Mais qu’est-il arrivé au marché du publiphone? Pourquoi les téléboutiques sont de nos jours désertes? Des questions légitimes s’imposent pour savoir la raison de la baisse de ce marché qui ne vit plus ses heures de gloire. L’activité qui a connu son apogée lors des dernières années est en chute libre. En effet, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a montré dans son dernier tableau de bord, chiffres à l’appui, le repli de ce marché. Le nombre de lignes de publiphones régresse de trimestre en trimestre. De septembre 2010 à fin septembre 2011, les chiffres de l’ANRT montrent une régression considérable. À noter que le parc de lignes de publiphones comprend le parc des lignes dans les téléboutiques, le parc de lignes dans les cabines téléphoniques et le parc de lignes des publiphones à cartes fixes et GSM. En effet, à fin septembre 2010, l’ANRT dénombre 183.784 lignes de publiphones avec une baisse de 2,3%. Au cours des trois premiers trimestres de 2011, le nombre des publiphones a dégringolé. A fin mars, l’ANRT en a recensé 175.090, soit un repli de 3,57%. De même que pour le deuxième trimestre qui connaît la même tendance baissière en enregistrant un recul de 7,37%. Alarmants seront les chiffres du troisième trimestre avec une chute de croissance de 11,33% ainsi qu’une diminution des lignes de publiphones qui a atteint 143.812 contre 162.193 un trimestre auparavant. Ainsi, de fin septembre 2010 à fin septembre 2011, le nombre de lignes du parc global de ce marché est passé de 183.784 à 143.812, soit une perte de 39.972 lignes au bout d’une année. Les parts du marché du publiphone sont partagées entre deux opérateurs. Maroc Telecom qui exerce une prédominance sur le marché et se taille la part du lion avec 76,4%, ne laissant qu’une maigre part de 23,5% pour Méditel. Le recul de l’utilisation des publiphones ainsi que leur mise à disposition sont certainement dus à des facteurs qui éloignent de plus en plus l’utilisateur de ce marché. L’un des facteurs déterminants serait le taux de pénétration des réseaux mobiles qui a grimpé ces dernières années. En outre, le prix des communications pour ce secteur a connu une baisse de 35% entre fin septembre 2010 et fin septembre 2011. Il est passé de 1,17 à 0,76 DH/minHT. Aussi, au 30 septembre 2011, le parc du mobile totalise plus de 36 millions d’abonnés contre près de 34,9 millions à fin juin de la même année. L’abondance des téléphones portables et les offres récurrentes que proposent les opérateurs (recharges triple, quadruple et quintuple, portables gratuits, etc.) sont aussi parmi les facteurs qui désavantagent le publiphone, confronté maintenant à un problème de survie.

  Hakim Bahechar
Journaliste stagiaire

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