Le marché : Financemania

Après la réforme des marchés de l’argent, toutes les grandes banques se sont lancées dans les nouveaux métiers de gestion d’actifs, d’intermédiation boursière et de conseil financier aux entreprises. Disposant de moyens financiers suffisants et recrutant les compétences humaines nécessaires, elles ont mis en place les premières structures dédiées à l’accompagnement du développement des marchés de capitaux nationaux.
Le potentiel était jugé énorme au vu des conditions qui caractérisaient les prémisses de cette nouvelle manière de faire des affaires. Le marché boursier casablancais se portait bien.
Les introductions des entreprises se sont multipliées. Les affaires allaient bon train.
Dans la foulée, des entités indépendantes de gestion d’actifs et d’intermédiation ont été créées par des groupes financiers non bancaires ou des industriels. Confiants dans le développement de ces nouveaux marchés de l’argent, Ils espéraient se frayer un chemin parmi ces entités financières aux marques bien installées.
Au-delà des difficultés managériales rencontrées et de la concurrence exacerbée que se livrent les intervenants, ils se rendent compte aujourd’hui que la pratique de ces nouveaux métiers suit une toute autre logique, propre à notre pays. Ils estiment qu’on est loin des pratiques étrangères dans ces domaines de gestion de l’épargne et des liquidités.
En effet, il ne suffit guère de réaliser de bonnes performances en effectuant les meilleurs placements financiers et en opérant les fins arbitrages entre les différents produits, encore faut-il mettre en avant d’autres « arguments ». Ils n’ont jamais pu intéresser les investisseurs, petits ou grands, qui ont pris l’habitude de traiter des affaires en se basant beaucoup plus sur leurs «agendas» au lieu d’une quelconque logique de marché. Ces pratiques bafouent l’efficience d’un marché qui se veut moderne et transparent, dont le fonctionnement répond à des règles de jeu clair. Un marché dont on espère hisser les pratiques au niveau des standards internationaux.
Aujourd’hui, s’il y a un enseignement à tirer de l’état morose de ces marchés, ça serait que les excès et les dérapages ainsi que les pratiques du passé ne doivent plus subsister. Tout le monde a envie de pratiquer de la finance ne serait-ce que pour sentir les décharges d’adrénaline pendant les grosses transactions.

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