Le marché : Illogique

Rares sont ceux qui ont pu cerner la réalité complexe du marché boursier casablancais. Suivant les secteurs et les spécificités de chaque entité, il ne suffit plus de réaliser et communiquer des résultats pour voir le cours en bourse réagir.
Il apparaît que cette relation de cause à effet ne se vérifie plus dans le cas de notre marché. Si impact y en a, il est de très courte durée et est le fait, beaucoup plus, d’agitations de boursicoteurs frileux que fondé par des choix d’investissements clairs. S’engager dans de meilleurs projets que ceux qui existent déjà ou communiquer sur les retombés positives qui s’ensuivront ne sert plus aussi à grande chose, même si, paradoxalement, les différents responsables des sociétés cotées ont, à l’occasion de chaque présentation des résultats, tenu à expliciter tous les projets dans lesquels ils sont engagés et tous les efforts déployés pour les faire aboutir.
Les cours boursiers ne répondent plus à aucune logique. Ni à la logique du marché ni à celle des performances et des résultats. Ils ne réagissent qu’aux rumeurs qui s’avèrent, avec le temps, vraies. Ceux qui détiennent ces informations en font ce qu’ils veulent. Ils les taillent et les manipulent en fonction de leurs intérêts. Ils choisissent les moments les plus opportuns pour les faire circuler. Ces pratiques n’ont fait que renforcer la méfiance des grands et des petits investisseurs vis-à-vis de la bourse et de ses mécanismes.
D’aucuns se demandent aujourd’hui comment rétablir cette confiance dans les mécanismes élémentaires du marché boursier casablancais ? Il est dit que quand il y a la mauvaise foi, les maths ne servent plus à rien. Plus, que pour asseoir une démocratie, il faut que ses maîtres d’oeuvres soient des démocrates. Si nous transposons à notre marché boursier, quelle sera donc la conclusion ?

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *