Le marché : Jouer le jeu !

Les banques nationales, grandes et petites, ne semblent guère prêtes à participer activement au jeu des autorités monétaires. Ce jeu qui consiste à baisser les taux d’intérêts débiteurs pour servir encore plus de crédits à l’économie ne leur plaît pas. Elles préfèrent perpétuer leurs pratiques du passé.
Nostalgie oblige. Au nom d’une pseudo-maîtrise des risques financiers et des charges d’exploitation, elles préfèrent s’engager le moins possible, sinon dans des affaires sûres et rentables à des taux d’intérêts élevés.
Les entreprises, principalement les petites entités, peinent à se financer à des taux acceptables pour réussir leurs plans de croissance. Ces dernières doivent afficher des fondamentaux plus qu’extraordinaires pour pouvoir bénéficier de leur soutien.
D’aucuns se demandent, aujourd’hui, qu’est ce qui les empêche de baisser leurs taux débiteurs ? plusieurs professionnels et opérateurs économiques estiment que l’environnement financier et économique est plus que favorable pour qu’elles franchissent le rubicon.
Les autorités monétaires s’occupent merveilleusement bien de leurs banques. Elles se sont attelé, tout au long de ces quatre dernières années, à influencer notablement les variables qui déterminent directement le coût des matières premières des banques. D’abord, ils baissent successivement les taux de refinancement des établissements de crédits auprès de la banque centrale et s’attachent à maintenir des taux bas du loyer de l’argent sur le marché monétaire. Ensuite, ils ont assoupli leur réglementation prudentielle du crédit. Enfin, les autorités monétaires ont abandonné tous les emplois obligatoires auxquels elles étaient assujetties dans le passé. Conséquence, les banques se refinancent aujourd’hui à des taux ridicules mais affichent toujours des taux, que d’aucuns jugent, trop élevés par rapport à leurs réelles potentialités. Les observateurs avancent qu’elles n’arrivent toujours pas à abandonner «le train de vie» auquel elles se sont habitué. Des dépenses de fonctionnement et des charges d’exploitation toujours élevées par rapport à leur situation financière.
Les banques sont les piliers de toute économie. Aussi organisé et modernes soient-elles, il faut qu’elles orientent leurs efforts vers plus de soutien à tous les secteurs de l’économie. Le pari de l’ouverture ne se gagnera qu’à ce prix.

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