Le marché : Le devoir de la simplification

Les sociétés de bourse de la place disposent toutes d’une cellule étoffée d’analystes financiers qui a pour fonction principale d’ausculter bilans et résultats financiers, de suivre les projets et stratégies de développements des entreprises cotées, et de faire de la « futurologie » pour ce qui est de l’évolution des cours. elles publient pour l’occasion des notes de recherche et des études sur les différentes sociétés cotées que même les plus initiés au jeu boursier n’arrivent pas à interpréter. Leurs actions versent dans la forme sans se soucier d’en simplifier le fond. Une telle démarche n’a pas pu, jusqu’à maintenant, favoriser l’implantation d’une véritable tradition et culture boursières. «Tout ce que l’on comprend à la lecture d’une note de recherche ou étude sur telle ou telle entreprise, c’est la recommandation qui porte sur l’action, faite au début : acheter, vendre, garder, …. » Commente un boursicoteur.
Les intermédiaires sont appelés à s’impliquer davantage en jouant un vrai rôle dans l’encadrement des investisseurs et l’orientation de leur comportement par la simplification des informations publiées. Notamment, l’actionnariat populaire qui est à encourager en le formant et l’informant sur les pratiques boursières. Par ailleurs, même si elles sont performantes, les sociétés cotées doivent aussi alimenter la transparence en communiquant davantage avec leurs actionnaires, les analystes financiers et avec les médias.
Plus que jamais, la communication financière doit être plus professionnelle. En d’autres termes, adapter les discours en fonction des publics visés.
Pour l’heure, il est certain qu’il n’existe pas de structures capables de répondre aux différentes demandes exprimées ici et là. On privilégie davantage un langage souvent inadéquat qui n’est pas en mesure de rétablir la visibilité et la confiance. La communication financière ne s’invente pas. C’est un métier à part entière qui a ses règles. On ne cessera jamais de l’écrire. Les professionnels dans ce domaine se comptent sur le bout des doigts. C’est loin d’être un drame pour autant. Il suffit tout simplement de créer de vraies passerelles d’information entre les différents intervenants. Il n’y a pas d’autre recours. L’âge d’or des discours pompeux disparaîtra, qu’on le veuille ou pas. La transparence passe par la simplification du langage. Chose qui est loin d’être comprise pour le moment.

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