Le Maroc, 88ème en matière d innovation

Le Maroc, 88ème en matière d innovation

Si l’on se base sur l’indice mondial de l’innovation, sur 141 pays le Maroc est classé 88ème en 2012. Il a ainsi gagné 12 places comparé à une année auparavant. Ce constat est toutefois loin d’être réconfortant et le Royaume reste à la traîne s’agissant d’innovation d’autant plus que la part du budget allouée à la Recherche et développement (R&D) ne dépasse pas les 0,79% du PIB. Quels sont les enjeux actuels et qu’est-ce qui devrait être fait pour un positionnement plus honorable sur l’échiquier international? Telles sont les questions auxquelles l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) a tenté d’apporter des réponses lors de sa 3ème Journée du capital investissement tenue le 21 novembre à Casablanca.
Avoir sa place dans une économie mondialisée n’est pas chose simple. Présent à cette conférence-débat, le ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Aâmara, a estimé que «ceci passe inéluctablement par la compétitivité, dont l’innovation constitue une composante essentielle». Ce dernier a rappelé l’existence en juin 2009 déjà d’une feuille de route «très ambitieuse» titrée «Initiative pour Maroc innovation». Cette feuille de route avait arrêté comme objectifs environ 1.000 brevets marocains et 200 start-up innovantes à l’horizon 2014. «C’est bien trop ambitieux mais nous avions besoin de ce choc pour enfin mesurer l’état des lieux et pouvoir fortement intégrer ce thème, jadis considéré comme luxueux, dans nos politiques publiques», note la même source. Lors de cette 3ème Journée du capital investissement, il a été question de débattre des moyens de financement de l’innovation. Il existe au Maroc depuis juillet 2011 un Centre marocain de l’innovation (CMI) ainsi qu’un guichet unique pour les porteurs de projets innovants. Dans se cens, M. Aâmara annonce avoir doublé le budget consacré à la question pour 2013. Il est à noter qu’à l’heure actuelle pas moins de 380 millions de dirhams ont été mobilisés, notamment à travers la signature d’une convention pour la mise en place d’un fonds de soutien à l’innovation. Ceci dit, le secteur capital-risque dédié à l’innovation demeure très limité. Pour Omar Belafreh, directeur général de Technopark, «il existe des freins qui font que le secteur privé ne s’associe pas suffisamment à l’Etat pour développer l’innovation et le Maroc aurait besoin d’un système incitatif qui consacre plus de moyens à la question». En effet, l’un des enjeux majeurs serait de compléter la chaîne de valeur de l’innovation dont un cadre réglementaire plus souple. Le ministre de l’industrie a annoncé à ce titre la mise en place d’un Fonds de capital amorçage de l’innovation public-privé au même titre que la soumission d’un texte de loi au Parlement et qui, s’il est adopté, «permettra un cadre souple et efficace».

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