Le Maroc à ciel ouvert

Le Maroc à ciel ouvert

C’est le déferlement sans précédent des charters allemands sur le ciel national : Hapag Lloyd Flug ouvre le bal avec des lignes régulières directes entre Agadir et Hanovre et Agadir et Stuttgart avec trois fréquences par semaine à partir de novembre prochain.
La compagnie assurera également des liaisons directes entre Marrakech et Hanovre et Marrakech et Stuttgart, à raison d’une fréquence par semaine en novembre 2004 et de deux fréquences par semaine en novembre 2005.
Quant aux compagnies LTU Airlines et Air Berlin, elles exploiteront des lignes charter entre l’Allemagne et les deux villes Agadir et Fès, alors que First Choice Airways effectuera des vols charters entre l’Angleterre et Agadir.
Ces nouvelles dessertes viennent ainsi renforcer la cadence des lignes déjà exploitées. En effet, et à, partir de novembre prochain, la compagnie Corsair, qui dessert à partir de Paris, depuis décembre dernier, par des lignes régulières directes, les villes de Fès (2 fréquences/ semaine) et Marrakech (5 fréquences/semaine), desservira également Agadir.
De même, Air Europa, qui exploite, depuis décembre dernier, la ligne régulière directe Madrid-Marrakech avec deux fréquences par semaine, passera à trois fréquences par semaine, tout en envisageant d’ouvrir trois lignes régulières directes (Barcelone- Marrakech, Madrid-Fès et Madrid-Agadir) avec deux fréquences par semaine chacune.
Rappelons que la fin du mois d’octobre prochain verra le lancement commercial de la compagnie nationale low-cost Atlas Blue, dont la création a fait l’objet d’un accord entre l’Etat et Royal Air Maroc le 10 février dernier, portant sur un programme de vols totalisant 74 fréquences hebdomadaires et une flotte de sept avions.
Cette compagnie, spécialisée dans la desserte des destinations touristiques du Royaume par des vols charters et réguliers point par point, a entamé le 26 juillet dernier une phase de pré-démarrage technique avec un seul appareil. Il faut dire que le transport aérien était un frein au développement du tourisme par les capacités aériennes en termes du nombre de sièges, de fréquences, de types de lignes et de natures de lignes. Le fait que tout le transport aérien passait par le hub Casablanca était aussi un puissant frein au développement du tourisme. Les natures de vol, les origines-destinations, les fréquences, les prix ne favorisaient pas une politique touristique et des objectifs importants comme ceux visés par l’échéance 2010, soit 10 millions de touristes. Les besoins du tourisme en transport aérien de la vision 2010 sont identifiés. Le résultat est qu’il faut multiplier par trois les capacités aériennes actuellement offertes. Le Maroc, qui transporte en 2003 quelque 5 millions de passagers, devra offrir une capacité de 15 millions à l’horizon 2010. Cette date-butoir correspond à la mise en oeuvre du Plan Azur qui prévoit la construction de cinq stations balnéaires. La libéralisation de l’aérien va permettre à des opérateurs de créer les lignes qui manquent sur les destinations appelées à être de grande importance dans le développement touristique du pays.

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