Le Maroc à l’heure de «l’open sky»

Le Maroc à l’heure de «l’open sky»

Le thème de la libéralisation du ciel aérien sera l’un des sujets vedettes des rencontres Nationales du Tourisme mercredi prochain à Rabat. Organisé par la Fédération Nationale du Tourisme, la journée sera l’occasion de débattre des grandes préoccupations de l’heure avant les Assises du Tourisme, prévues entre fin février et début mars et qui seront consacrées, elles, aux rapports entre le Maroc et ses partenaires étrangers. Les rencontres de Rabat serviront donc de base à l’état des lieux sur les aménagements des zones touristiques, la nouvelle politique de promotion au départ des principaux marchés émetteurs, les efforts d’accompagnement de la fiscalité nationale en faveur du secteur touristique…Seront présents, notamment, le ministre du Tourisme, Adil Douiri, son homologue du transport, Karim Ghellab, la Directrice de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) Fathia Bennis, ainsi que d’autres personnalités comme Jawad Zyat, Directeur des Aménagements et des Investissements Touristiques, Amyn Alami, président du CFG-Group. La libéralisation de l’aérien et avec la réforme de la fiscalité seront l’une des grandes revendications du secteur. Le ministre du Transport avait annoncé lors des dernières Assises du Tourisme que le programme sera finalisé en 2004. Annoncé pour juillet puis pour septembre, le rapport sur la question, diligenté par le Cabinet Mac Kensey est finalement fin prêt. L’étude aborde la politique de libéralisation du transport aérien, en passant en revue les solutions immédiates de desserte directe par voie de charters et vols réguliers des villes touristiques marocaines prévues dans le cadre de la promotion régionale. Pour le moment, au ministère du Transport, on ne fait pas beaucoup de commentaires sur la question : « D’importantes annonces sur la libéralisation seront faites », nous dit-on sans plus. Plusieurs intervenants prendront part à cette rencontre organisée par la Fédération du Tourisme. Le ministre du Transport, Karim Ghallab, présentera, lui-même, les termes de référence et les résultats de l’étude sur la libéralisation…. Evidemment, la grande question sera l’attitude de la RAM vis-à-vis de la réforme en cours. Abandonnera-t-elle facilement ses positions ? La question, rappelait M. Berrada lors de la rencontre avec la SNAV en juillet dernier, est à la fois économique et humaine. «C’est un processus incontournable. Nous devons nous y préparer». Signe de ces préparations, la réorganisation de la compagnie en trois axes, une manière de mieux rentabiliser la ressource humaine, de mieux suivre les décisions. Il y a aussi la libéralisation du handling, jusque-là l’exclusivité de la RAM… Des appels d’offres ont déjà été lancés à cet effet. L’un des grands signes de cette libéralisation sera la mise en place d’une autorité de régulation, ce que réclamaient les petites compagnies de charters déjà constituées. A l’image des télécoms, cette instance jouera le rôle d’arbitre et veillera au respect des règles… Il y a aussi la réforme de la RAM, en particulier, le changement de ses rapports avec l’Etat. «On ne peut pas exiger de nous de rentabiliser et de maintenir certaines lignes. » rappelait le P-DG de la compagnie en juillet dernier lors d’une conférence de presse à Agadir… Mais, si les pistes sont balisées, il ne va pas sans dire que la libéralisation tant attendue par les professionnels ne sera pas un fleuve tranquille. Déjà, le report de l’arrivée de l’espagnol Globalia le montre clairement, « la libéralisation ne se fera pas sans heurts », même s’il est acquis que le ministère du Transport reste fidèle à son schéma de toujours, à savoir lancer les appels d’offres internationaux en vue de la sélection des futurs candidats et concéder quelques lignes. Restera toujours la question de savoir si le ciel marocain attirera les grandes compagnies de transport. Ce n’est pas de toute évidence surtout si le schéma préconisé accorde à la RAM l’exclusivité sur les lignes les pus rentables.

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