Le Maroc est en train de jeter les bases d’une politique solide

Le Maroc est en train de jeter les bases d’une politique solide

Le Maroc a réalisé des progrès constants dans l’élaboration d’un cadre efficace pour la politique de l’entreprise. C’est ce qui ressort du rapport 2008 sur la mise en œuvre  de la charte euro-méditerranéenne  pour l’entreprise. Les résultats de l’évaluation de cette charte montrent que le Maroc est en train de jeter les bases d’une politique solide. Ce récent rapport a été réalisé par la Commission européenne, l’Organisation de coopération et de développement économiques et la Fondation européenne pour la formation, en consultation avec la Banque européenne d’investissement.
«De façon générale, la stratégie du gouvernement semble être bien structurée et équilibrée. Les problèmes concernent davantage le domaine des ressources disponibles pour appuyer les actions du gouvernement et la manière de maximiser ces ressources en vue de favoriser les synergies entre les différents programmes, particulièrement dans le domaine du développement des compétences et de l’innovation», souligne-t-on dans ce rapport. La Charte euro-méditerranéenne pour l’entreprise se compose de dix axes (Voir graphique). L’évaluation de sa mise en œuvre au Maroc montre que les organisations professionnelles sont les mieux notées, loin des mesures d’accès au marché et au financement. Pour aller de l’avant, l’axe du financement est capital. En effet, l’accès au financement, même pour les PME dynamiques, est encore limité par une faible capitalisation des sociétés et par l’utilisation très répandue de pratiques non transparentes de comptabilité, selon les rédacteurs de ce rapport. Pour la Commission européenne, il est nécessaire donc d’agir sur deux volets, fiscal et formation. Sur le plan fiscal, il est question de créer des aides aux entrepreneurs pour déclarer et réinvestir les bénéfices dans leur société.
 Sur le deuxième plan, un intérêt doit être porté sur la formation et l’éducation des entrepreneurs. L’esprit d’entreprise figure parmi les points à améliorer. «Pour ce qui est de cette dimension, les efforts politiques pourraient être maximisés par la mise en place d’un cadre global d’apprentissage de l’esprit d’entreprise tout au long de la vie. Chaque segment du système d’apprentissage contribuerait ainsi à promouvoir l’esprit d’entreprise de l’enseignement primaire jusqu’au troisième cycle, de façon logique et ordonnée», précise-t-on dans ce rapport. Dans le même sens, ces organismes de l’Union européenne pensent que les autorités devraient déterminer la manière dont les sources de données existantes sur la formation en entreprise pourraient être exploitées pour utiliser les statistiques exigées par les indicateurs des compétences améliorées (Troisième indicateur dans le graphique).
Les lacunes dans les données devraient être comblées, par exemple la ventilation des données par genre. Dans le chapitre innovation, le Maroc a du chemin à faire. Dans ce rapport, on donne l’exemple de pépinières d’entreprise. Ces dernières devraient être étendues à l’ensemble du pays et se concentrer davantage sur la spécialisation par secteur. Et ce, en favorisant l’émergence des sociétés et en créant des partenariats avec les programmes de développement de l’esprit d’entreprise et les établissements d’enseignement supérieur. L’accent devrait être mis davantage sur des programmes tissant des liens entre les sociétés marocaines et les entreprises à capitaux étrangers, selon la même source. Ces liens sont censés élargir le panel de fournisseurs locaux et renforcer leurs compétences techniques et de gestion. Respectant ainsi les termes de cette Charte qui veut faire de la région euro-méditerranéenne, à l’horizon 2010, une vaste zone de libre-échange et de prospérité économique.

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