Le Maroc lance des expériences pilotes

Le Maroc lance des expériences pilotes

«Le Maroc œuvre à développer des techniques de production de l’eau, notamment le dessalement de l’eau de mer adossé à l’énergie solaire, qui seront des expériences pilotes». C’est ce qu’a indiqué Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement lors d’une conférence internationale sur le dessalement couplé à l’énergie solaire organisée, mardi 18 et mercredi 19 mai à Rabat, par l’Office national de l’eau potable (ONEP). En effet, cette conférence, qui a rassemblé plus de 150 experts de différents pays, a constitué l’occasion pour présenter les résultats des différentes études de faisabilité de projets de dessalement couplé à l’énergie solaire, menées dans la région de la Méditerranée, indique un communiqué de l’ONEP. «Avec l’Observatoire méditerranéen de l’énergie (OME), l’ONEP et l’Union pour la Méditerranée (UPM), nous avons travaillé ensemble sur les problématiques de couplage eau-énergie, parce que, de plus en plus, ces questions seront interdépendantes à l’avenir», a souligné Mme Benkhadra. Et d’ajouter que le Maroc adopte une politique volontariste dans les secteurs de l’eau et de l’énergie pour en faire des matières premières disponibles sur l’ensemble du territoire marocain. Par ailleurs, l’ONEP participe en tant que partenaire technique, dans le cadre d’un consortium regroupant 13 institutions de l’Union européenne (UE) et de la région de la Méditerranée, à l’élaboration du projet intitulé MED-CSD, objet de la conférence, qui consiste à mener les études de faisabilité des procédés de dessalement d’eau couplé aux techniques de concentration de l’énergie solaire. Aussi, la région de Tan Tan a été choisie comme région pilote pour le Maroc dans le cadre de ce projet. L’objectif étant de couvrir les besoins en eau potable de cette région, à moyen et long termes, moyennant une nouvelle station de dessalement d’une capacité de 9.000 m3/j, tout en assurant la promotion des techniques de concentration solaire profitant du potentiel solaire dont jouit la région. Dans ce sens, la programmation de cette station s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de développement durable au Maroc, afin de répondre aux besoins croissants en eau de la ville de Tan Tan, dont «les ressources hydriques sont malheureusement rares», a déclaré pour sa part à la presse Ali Fassi Fihri, directeur général de l’ONEP et de l’Office national de l’électricité (ONE). «Nous avons demandé à l’UE de soutenir ce projet, dont les études ont été menées par des experts marocains et étrangers», a-t-il précisé.

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