Le Maroc modère son déficit commercial

Le Maroc modère son déficit commercial

Les échanges extérieurs du Maroc avec le reste du monde se calment. À ce titre, les exportations s’inscrivent en recul de 1,7% à fin septembre 2013 par rapport à la même période en 2012. C’est ce qui ressort des chiffres préliminaires des indicateurs mensuels des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes au titre des trois premiers trimestres de 2013. En effet, les exportations de marchandises, exprimées FAB, se sont établies à 136,215 milliards de dirhams contre 138,582 milliards de dirhams à fin septembre 2012. 

Cependant, les exportations au titre des neuf premiers mois de l’année 2013 ont été marquées par un fort dynamisme des principaux secteurs, à savoir l’automobile qui bondit de 17,5% réalisant un total d’export de 21,784 milliards de dirhams. Dans le même sillage, l’industrie alimentaire se bonifie de 13,5% en exportant pour 15,191 milliards de dirhams. Enfin, le secteur aéronautique et le secteur électronique enregistrent des hausses respectives de 19,2 et de 9,9% équivalentes à un total exporté de 5,893 milliards de dirhams et de 5,827 milliards de dirhams. Ces augmentations ont été atténuées, néanmoins, par les baisses des ventes de phosphates et dérivés de 21,2% et celles du secteur textile et cuir de 4,5%, en valeur ces baisses sont équivalentes à 7,905 milliards de dirhams et 1,125 milliard de dirhams respectivement. Ainsi, portées par les performances des principaux secteurs dont essentiellement la construction automobile et l’industrie alimentaire, les exportations n’ont affiché qu’un léger recul en cette période de crise.

À noter qu’au titre des trois premiers trimestres de l’année 2013, les échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde ont été marqués par une quasi-stabilité du taux de couverture des importations par les exportations évaluée à 48,1% contre 48,3% un an auparavant. Le déficit commercial s’est, ainsi, réduit sensiblement pour se rétracter de 1,1 milliard de dirhams se chiffrant à moins de 147,1 milliards de dirhams contre moins de 148,3 milliards de dirhams à fin septembre 2012, soit un recul de 0,8%. Aussi, ce ralentissement du déficit commercial s’explique par le recul des importations plus important que celui des exportations.

Dans ce sens, les importations de marchandises, évaluées CAF, ont porté sur 283,360 milliards de dirhams contre 286,851 milliards de dirhams une année auparavant, soit en recul de 1,2%. Cette baisse a affecté particulièrement les produits énergétiques avec l’huile brute de pétrole dont les importations ont régressé de 1,2%, soit 295 millions de dirhams, et les houilles, cokes et combustibles solides similaires en recul de 18,6%. De même, les importations des produits bruts se sont rétractées avec les soufres bruts et non raffinés qui se réduisent de 33,3% et l’huile de soja en recul de 23,6%. Aussi, les produits finis de consommation se rétractent pour les voitures de tourisme de 17,3% et les tissus et fils de coton de 14,7%. Enfin, pour les produits alimentaires, il s’agit du recul de l’importation de l’orge de 76,4% et de celle du sucre de 24,5%. En revanche, les demi-produits et les biens d’équipement ont enregistré des accroissements. Ainsi, les parties et pièces détachées pour véhicules industriels se sont bonifiées de 70,4% et les fils, barres, et profilés en fer ou en aciers non alliés de 44,3%. De ce fait, la baisse des importations se poursuit avec des niveaux élevés pour les achats de produits énergétiques, les produits bruts, les produits finis de consommation, les demi-produits et les biens d’équipement.

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