Le Maroc, noyau du développement africain

Le Maroc, noyau du développement africain

Marrakech vit à l’heure de l’Afrique. La transformation structurelle du continent sera au cœur des discussions des assemblées annuelles 2013 de la Banque africaine du développement (BAD) qui se tiendront du 27 au 31 mai dans la ville ocre. Le choix se porte donc pour la deuxième fois sur le Maroc pour accueillir plus de 2.500 délégués dont les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et des chefs d’entreprises issus de 78 pays membres de l’institution financière.

Les participants s’attarderont sur des questions primordiales au développement de la région, notamment à travers l’examen des opportunités des domaines structuraux tels que la gouvernance, l’apport du secteur privé, le développement des infrastructures et les enjeux du changement climatique. De par ce choix, le Maroc se veut, donc, un point stratégique pour la BAD. La Banque africaine accompagne les diverses mutations que connaît le Royaume en particulier celles relatives à la gouvernance, l’inclusion sociale et le renforcement des infrastructures vertes. 

«A une année de la mise en œuvre de la stratégie de la BAD dédiée au Maroc à l’horizon 2016, 13 nouvelles opérations sont venues rajeunir le portefeuille», relève-t-on de la BAD. L’énergie se place en priorité. Le secteur représente 31,5% des engagements du portefeuille de la BAD au Maroc. Les secteurs des transports et de l’assainissement détiennent, quant à eux, des parts respectives de 23,7 et 19,9%. Dans la même optique, les programmes d’appui aux réformes multisectorielles représentent 8,9% du portefeuille de la BAD.

Par ailleurs, l’agriculture suscite l’intérêt de la Banque africaine. L’institution financière a approuvé en juillet 2012 un prêt de 105 millions d’euros pour un programme d’appui au Plan Maroc Vert. Ce programme qui arrivera à terme en 2014 a pour ambition d’appuyer les réformes institutionnelles dans le secteur pour une agriculture performante et durable. «Les résultats escomptés du programme portent sur l’amélioration du cadre institutionnel de la gestion et de la valorisation de l’eau agricole conformément aux orientations du Plan Maroc Vert», souligne, dans ce sens, la BAD. 

En effet, les résultats attendus de cet appui concernent, entre autres, la mise en place des instruments de planification des infrastructures hydro-agricoles, la réalisation des études d’aménagements, la consolidation des réformes du service de l’eau et la structuration et la faisabilité du partenariat public-privé du périmètre irrigué Dar Khroufa au Loukkos. Pour rappel, le portefeuille du secteur agricole comprend à ce jour 5 projets en cours d’exécution.
Ces projets totalisent un montant de 160,38 millions d’euros dont 158,51 millions d’euros en prêts et 1,87 million d’euros en don.

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