Le Maroc, place stratégique pour le marché allemand

L’intérêt qu’accordent les sociétés aéronautiques internationales à la sous-traitance au Maroc témoigne de la place qu’occupe le Royaume en tant que pôle où le profil des ressources humaines correspond aux besoins de cette branche de l’industrie, a estimé mercredi à Casablanca le directeur général de Steinbeis University de Berlin, Ulrich Scholten. Le responsable allemand a exprimé sa satisfaction du développement que connaît l’industrie aéronautique au Maroc, rappelant l’accord signé dernièrement entre la
Fondation Steinbeis et l’Office national des aéroports (ONDA) pour la création d’un Aérocampus au sein de l’aéropôle de l’aéroport Mohammed V de Casablanca. La Fondation Steinbeis, le plus grand réseau européen de transfert de savoir et de technologie, a choisi le Maroc pour l’installation de son premier Centre en Afrique, a-t-il poursuivi. Le campus aéronautique de Nouasser vient compléter le
rôle de premier plan joué
par l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile, a noté Scholten, soulignant que le centre de Steinbeis accueillera les cadres des entreprises internationales opérant dans l’aéropôle de Nouasser ainsi que l’ensemble des étudiants qui répondent aux conditions d’admission. Pour sa part, le directeur général de l’ONDA, Abdelhanine Benallou, a indiqué que le secteur de l’aéronautique constitue pour le Maroc, le domaine technologique qui offre la plus forte valeur ajoutée et constitue la locomotive pour le développement des technologies de pointe. Rappelant le programme gouvernemental «Emergence», qui ambitionne de faire du Maroc à l’horizon 2015 un hub régional pour l’industrie aéronautique et une plate-forme de délocalisation pour les techniques avancées, Benallou a relevé que
« le développement de ce programme induit une forte demande de personnel qualifié aux standards internationaux, non seulement dans le secteur de l’aéronautique mais dans les quatre métiers mondiaux du Maroc que sont l’Offshoring, l’électronique, l’aéronautique et l’automobile ».Cette demande est estimée à 153.000 emplois à l’horizon 2015, dont 12.000 pour le secteur de l’aéronautique et l’aérospatial, a précisé le directeur de l’ONDA, notant que le projet de création de l’aérocampus de Casablanca répond à l’objectif de doter le Maroc de cadres techniques de compétences de pointe pour accompagner le développement de ce secteur.

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