Le Maroc subit de plein fouet la flambée des matières premières

Au moment où la conjoncture internationale n’est pas des plus favorables, l’économie marocaine, elle, se trouve impactée par son environnement.  D’ailleurs, cela se confirme au vu de la dernière analyse ficelée par la Direction des études et prévisions financières rattachée au ministère de l’Economie et des Finances.
En ce sens  que dans un contexte marqué par la flambée des principaux produits de base, notamment le pétrole et les produits agricoles, le Maroc a été négativement influencé du fait de l’ouverture de son économie sur les autres horizons. Cas classique d’un pays qui importe une partie de ses besoins en matières premières, de demi-produits et de biens d’équipements.
Dans ce sillage, l’étude en question commente que «la hausse des prix internationaux a suscité des effets négatifs sur la balance commerciale de notre pays, quoique  ces effets aient été relativement atténués par l’effet change en raison de l’appréciation de la monnaie nationale face au dollar, monnaie de cotation par excellence sur les marchés internationaux des produits de base ».
D’ailleurs, à titre d’illustration, la DEPF met en avant l’évolution négative du déficit commercial qui s’est aggravé de manière conséquente entre novembre 2006 et novembre 2007. Ainsi, sur  la base d’un échantillonnage, pris, de produits échangés représentant 32% du total des exportations et 31% de celui des importations, cet indice s’est creusé de 7, 8 milliards de dirhams sur cette même durée.
Cette courbe descendante est imputable en premier lieu à la forte hausse de la valeur des importations en blé, traduite par un chiffre de 201% sur la période considérée. «En revanche, les importations d’huile de pétrole brut ont affiché un léger repli tant en termes de volume (-1,7%) qu’en termes de valeur (-1,1%)», ajoutent les analystes.
Néanmoins, il est utile de spécifier que, quoique le Maroc a affiché des résultats favorables sur ses exportations de certains produits, plus particulièrement les engrais naturels et chimiques, les phosphates et l’acide phosphorique, cela a été insuffisant pour combler la lacune résultante du renchérissement de ses importations, «d’autant plus que les exportations de certains produits tels que les poissons et les agrumes continuent de s’inscrire en repli», ajoute la DEPF dans son étude.  
Par ailleurs, cette source rappelle tout de même les efforts fournis au niveau gouvernemental. La DEPF cite à ce sujet, la suspension de la perception du droit d’importation applicable au blé tendre et au blé dur dès septembre 2007. Et d’ajouter que : « Néanmoins, au-delà des mesures d’ordre fiscal, une meilleure gestion des contraintes de l’environnement économique international passerait par l’approfondissement des réformes engagées par notre pays dans les domaines énergétique et agricole et ce, en vue d’accroître l’efficacité et la productivité des secteurs concernés et renforcer la capacité de résistance de l’économie nationale aux différents chocs exogènes ». 
En conclusion, il y aurait toujours une échappatoire rattachée aux perspectives d’une bonne campagne agricole cette année,  et qui pourraient contribuer à atténuer partiellement le renchérissement de la facture céréalière nationale.

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