Le Maroc sur la liste rouge

Sur le continent africain, près d’un habitant sur deux subit la pénurie d’eau, ou dans le meilleur des cas au défaut d’eau assainie. C’est le constat alarmant que dresse le rapport issu de la conférence de Bonn, ayant pris fin le vendredi dernier. Cette manifestation visait à baliser le terrain en vue du 2ème sommet de la terre, prévu pour le mois de septembre 2002 à Johannesburg. Sur les 130 Etats participants, 50 d’entre eux étaient représentés au niveau ministériel. Il reste que le continent africain sera le plus touché par cette pénurie. « Dix-sept pays seront en pénurie d’eau d’ici 2010, c’est-à-dire auront moins de 1 000 cm3 d’eau par habitant et par an ». C’est ce qui est souligné par la déclaration ministérielle signée par 22 pays africains, lors de la conférence internationale sur l’eau de l’ONU, s’étant déroulée à Bonn. Un porte-parole de l’ONU a annoncé une liste des pays tout particulièrement concernés. Il s’agit en l’occurrence de l’ Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Burundi, Erythrée, Ethiopie, Madagascar, Zimbabwe, Afrique du Sud, Djibouti, Egypte, Lesotho, Malawi, Mozambique, Tanzanie et Ouganda.Le texte final pointe du doigt l’urgence de la situation, par ailleurs que : « plus de 300 millions de personnes sont sans eau potable et encore plus ne sont pas reliées à un système d’assainissement pour l’évacuation des eaux usées ». Les ministres des pays les plus sensibles insistent sur la mise en place de structures permettant d’accueillir « des investissements massifs » de provenances étrangères. L’injection de ces fonds contribuera à l’implantation de réseaux d’eau et par – delà d’assainissement. Le soutien des pays industrialisés a déjà été prévu. Puisque ces derniers se sont engagés à apporter une aide publique au développement de l’ordre de 0,7% de leur produit national brut. D’autant qu’ «il faut espérer que le soutien international sera à l’avenir à la hauteur de la gravité et de l’ampleur des problèmes auxquels l’Afrique est confrontée dans le domaine de l’eau et de l’assainissement», ne manque pas de souligner la déclaration définitive.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *