Le Maroc, un bon client de la Banque africaine de développement

Le Maroc, un bon client de la Banque africaine  de développement

La Banque africaine de développement (BAD) a confiance dans les perspectives de croissance et dans la résilience de l’économie marocaine, a déclaré le conseiller spécial du président de cette institution mercredi à Rabat au cours d’une conférence de presse consacrée à la présentation des assemblées annuelles de cet établissement. Youssouf Ouedraogo qui a coprésidé cette réunion aux côtés du ministre de l’économie et des finances a, par ailleurs, qualifié le Maroc de bon client de la banque et a affirmé que cette dernière tient Rabat pour l’un des partenaires sur lesquels «elle compte le plus». Il a loué les préparatifs déployés pour le Maroc en vue des Assises générales de la banque à partir du 27 courant à Marrakech. En rappelant que le Maroc a mis en place un comité de haut niveau chargé de la préparation de ces Assises, il a laissé entendre que cela était conforme à l’importance «d’un pays à revenu intermédiaire qui a créé de bonnes conditions de remboursement de ses prêts et qui est un modèle pour ses choix stratégiques». Il a ajouté que le Royaume a les ressources pour jouer un rôle important en Afrique et dans le monde ainsi que pour s’insérer  davantage dans la nouvelle stratégie décennale de la banque. L’institution financière africaine qui accompagne le pays dans son grand œuvre productif fait en effet de la croissance inclusive et de l’économie verte ses priorités, deux domaines qui bénéficient d’un grand intérêt au Maroc, a-t-il déclaré en substance. Il a jugé que bien que de plus en plus attractive à l’international, l’Afrique doit rester vigilante afin d’éviter les retours de conjoncture. Pour ce faire, a-t-il dit, obligation est faite au continent de privilégier la qualité plutôt que la quantité en matière de croissance et à récupérer les «éternels perdants» en allant plus en avant dans l’éradication de la pauvreté. Nizar Baraka qui a mis en exergue les enjeux des assemblées générales de la BAD et les opportunités qu’elles offrent à la promotion de la stratégie de développement économique du Maroc, a rappelé que l’institution ne s’est plus réunie dans le Royaume depuis 40 ans. Il a précisé que quelque 3.000 participants y sont attendus dont des opérateurs, des gouverneurs, des représentants d’agences de notation… Il a jugé que cette affluence est digne non seulement de la place qu’occupe le Royaume dans le portefeuille de la BAD, mais encore au fait qu’il en est le 7ème actionnaire régional avec 222.069 parts de capital, plus de 100 projets de financement et un encours global de 10 milliards de dollars. Il a précisé que les opérations de financement de la BAD sont éclectiques et couvrent des domaines aussi variés que le transport, l’eau et l’assainissement, le secteur financier, l’agriculture, le social et l’énergie. Secteur qui verra le lancement de la nouvelle tranche de réalisation de la station de production d’énergie solaire ce vendredi, a-t-il annoncé.  Le ministre de l’économie et des finances, qui a déclaré que le partenariat entre le privé et le public (PPP) est appelé à prendre de l’importance, a affirmé que de plus en plus de banques s’y essayent confortant ainsi la coopération Sud-Sud dont le Maroc a fait l’une de ses priorités à l’international.

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