Le modèle de développement des provinces du Sud dévoilé: Le plan des 77 milliards de dirhams mis en marche

Le modèle de développement des provinces du Sud dévoilé: Le plan des 77 milliards de dirhams mis en marche

La contribution du secteur privé est estimée à 42 milliards DH, soit 54% de l’enveloppe globale.  Le budget alloué par l’État s’élèvera à 30,7 milliards DH.

Un nouvel élan économique pour les provinces du Sud. La région se dotera d’un modèle de développement axé sur la valorisation des ressources naturelles et l’investissement de leurs revenus au profit des populations locales. Ce projet, programmé sur la période 2016-2022, a été présenté lors du Conseil des ministres tenu samedi 6 février à Lâayoune.

Portant sur une enveloppe globale de 77 milliards de dirhams, le modèle de développement des provinces du Sud ciblera cinq secteurs stratégiques. Il s’agit, entre autres, de la pêche maritime, l’agriculture, le tourisme, l’artisanat, les phosphates et les énergies renouvelables.
«Le nouveau modèle de développement des provinces du Sud se veut un mécanisme d’application et d’accélération de la régionalisation avancée», explique dans ce sens Mohamed Hassad, ministre de l’intérieur.

Des projets de grande envergure verront ainsi le jour. Citons dans ce sens cinq parcs d’énergies renouvelables, la voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla, le Centre hospitalier universitaire de Laâyoune et le port «Dakhla-Atlantique». Le modèle de développement comprendra également des projets portant sur la valorisation des produits de la mer et le développement du secteur de l’aquaculture, le raccordement de la ville de Dakhla au réseau national d’électricité ainsi que la réalisation d’un projet de dessalement d’eau. Au programme également, la promotion de la culture Hassanie, la formation professionnelle, l’économie solidaire ainsi que le réaménagement urbain des villes et des centres.

S’agissant du montage financier du modèle économique des provinces du Sud, le secteur privé accapare une bonne partie. Sa contribution est estimée à 42 milliards de dirhams, soit 54% de l’enveloppe globale. Le budget alloué par l’État s’élèvera à hauteur de 30,7 milliards de dirhams. De ce financement, 19 milliards de dirhams seront répartis entre les trois régions du Sud. La plus grande somme sera accordée à Laâyoune-Sakia-Al-Hamra, soit 7 milliards de dirhams. De même, 6,6 milliards de dirhams seront attribués à Dakhla-Oued Eddahab et 5,5 milliards de dirhams pour Guelmim-Oued Noun. Notons que dans le cadre de ce programme de développement, une approche contractuelle a été adoptée entre l’État et la région. Cette dernière contribuera au financement global à hauteur de 4,7 milliards de dirhams.

Avec Map

Complexe industriel de Phosboucraâ et Technopôle Foum El Oued: L’initiative privée se consolide dans le Sud

Sitôt présenté, le modèle de développement des provinces du Sud a pris une forme plus concrète. Le complexe industriel intégré de production d’engrais, prévu au site de Phosboucraâ, illustre cette dynamique qui tend à améliorer la compétitivité de la région à travers notamment le développement du tissu industriel de PME et PMI.

Le lancement du projet de réalisation de ce complexe industriel intégré de production d’engrais s’est fait en grande pompe. Ce mégaprojet prévoit la construction d’une plate-forme de production d’engrais d’une valeur de 8,3 milliards de dirhams, la réalisation d’une usine de lavage de flottation des phosphates d’un investissement de 1,7 milliard de dirhams. Pour 600 millions de dirhams, la plate-forme comprendra également une unité de séchage de phosphates destinés à l’export. Aussi, 800 millions de dirhams seront débloqués pour la construction de stockage d’une capacité de 500.000 tonnes.

L’initiative privée dans les régions du Sud est également illustrée par la réalisation du technopôle Foum El Oued-Laâyoune. Ce projet intégré vient accompagner la réalisation du projet de complexe industriel intégré de production d’engrais à Phosboucraâ. Pour un investissement de 2 milliards de dirhams, le technopôle vise à valoriser le patrimoine local ainsi qu’à renforcer les capacités et les potentialités des jeunes.
Le projet comprendra dans une première phase plusieurs instituts de formation. Citons à cet égard l’Université Polytechnique Laâyoune, un lycée d’Excellence et un Centre pour la formation des compétences industrielles.

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