Le panier des Marocains se fait de plus en plus cher

Le panier des Marocains se fait de plus en plus cher

La hausse des prix qui grille notre quotidien devient plus amère pour les ménages. Les produits alimentaires viennent en tête des menaces virulentes touchant au pouvoir d’achat des Marocains. Jour après jour les aliments flambent. Les fluctuations tendent plus à la hausse traumatisant tout un chacun désirant assurer son approvisionnement quotidien. Pas plus tard que la semaine dernière, le prix de la volaille a grimpé de façon vertigineuse. De même, la bourse des légumes est en gestation constante. Si les échos se font entendre aujourd’hui, le son de cloche remonte à une année auparavant. L’année 2012 fut «indigestible» pour le consommateur marocain. Un fait qui a été également approuvé par le Haut-Commissariat au Plan dans son Indice des prix à la consommation (IPC) au titre de l’année 2012. L’IPC annuel a enregistré une progression de 1,3% par rapport à l’année 2011. Une hausse principalement tirée par les produits alimentaires dont l’indice a augmenté de 2,2%. La variation de l’IPC en décembre fut de 0,4% par rapport au mois précédent. L’indice des produits alimentaires a accru de 0,9% au titre du douzième mois de l’année. «Les hausses observées entre novembre et décembre concernent principalement les légumes», relève le département d’Ahmed Lahlimi. 15,3% tel est la variation mensuelle du prix des végétaux dans le marché national au moment où le prix du lait, fromage et œufs a légèrement augmenté, soit une évolution de 0,4%. Les huiles et les graisses ont vu, par ailleurs, leur indice accroître, de 0,7%. En contre partie, les prix des fruits ont fléchi en décembre 2012 de 6,8%. Même tendance pour les poissons et fruits de mer qui ont vu leurs tarifs en repli de 4,6% ainsi que les viandes dont la variation fut en baisse de 1,9%. En défilant ces résultats, un contraste se dégage. Qu’est-ce qui différencie entre la hausse des légumes et la baisse des fruits ? Il en est de même pour les viandes et produits laitiers. Si ce n’est qu’effet de conjoncture, les retombées devraient être les mêmes pour l’ensemble des produits alimentaires ? Une question qui a été destinée à Bouazza Kherrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur. Le porte-parole des consommateurs dévoile la logique de vente. En absence d’instance régulatrice de marché, les prix continueront de grimper. Seuls les produits périssables, tels que les viandes et fruits, connaîtront des baisses mitigées afin de liquider les stocks. Ce repli n’est pas pour autant constant car la flambée reviendra une fois le rythme de production redressé. En évoquant les hausses des prix, la qualité est souvent négligée. C’est à cet égard que la Fédération marocaine des droits du consommateur a appelé à la création de l’Observatoire marocain de la qualité des aliments, une instance qui œuvrera à établir un suivi de la production alimentaire et des conditions de sa commercialisation.

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