Le Passeport bleu décerné à trois personnalités marocaines

Le Passeport bleu décerné à trois personnalités marocaines

En reconnaissance de leurs efforts pour la préservation et la valorisation des ressources en eau

Le Passeport bleu est une initiative du Secrétariat international de l’eau (SIE) menée en partenariat avec le Réseau international des organismes de bassin (RIOB) et des institutions impliquées localement et intéressées par la diffusion de cet outil de sensibilisation.

Le Réseau international des organismes de bassin a octroyé au ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, le Passeport bleu lors d’une conférence rentrant dans le cadre de l’initiative «Adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques» (Triple A), le 14 juillet à Agadir. La ministre déléguée chargée de l’eau Charafat Afilal ainsi que le président de la région du Souss-Massa Brahim Hafidi ont également eu droit à leurs passeports.

Le Passeport bleu est une initiative du Secrétariat international de l’eau (SIE) menée en partenariat avec le Réseau international des organismes de bassin (RIOB) et des institutions impliquées localement et intéressées par la diffusion de cet outil de sensibilisation. Le passeport fait office d’une reconnaissance officielle de l’implication citoyenne en matière de protection, d’utilisation, de conservation et de gestion de l’eau. Selon le secrétaire permanent du RIOB, seule une cinquantaine de personnes dans le monde a été décorée par cette reconnaissance. Le choix des trois personnalités s’appuie sur les efforts consentis chacun dans son domaine d’intervention pour la préservation et valorisation des ressources en eau.

Le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Maroc a souligné, lors de l’ouverture de cette journée de conférence, sur la question de la valorisation de l’eau de l’irrigation pour s’adapter aux changements climatiques, que l’eau est l’un des grands enjeux du 21ème siècle. «L’agriculture est à la fois l’une des causes et des victimes. Selon des estimations, elle est à l’origine de 70% des prélèvements de l’eau effectués à l’échelle internationale en plus des influences négatives des changements climatiques, de la pression de la production alimentaire sur les ressources en eau douce. En Afrique les niveaux de productivité sont loin d’atteindre un bon rendement. 40% dans les meilleurs niveaux». La coopération entre le Maroc et la FAO est l’une des plus fructueuses. Rappelons que l’Organisation intervient sur deux panels au cours de cette journée. Le premier étant lié au développement durable de l’alimentation et l’agriculture alors que le deuxième est axé sur la valorisation de l’eau de l’irrigation dans le cadre de l’initiative de la FAO pour faire face à la rareté de l’eau en agriculture.

Ceci étant, l’intervention du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime a rappelé l’importance de l’initiative Triple A à laquelle le Maroc appelle de toutes ses forces. «Dans le cadre de la tenue de la COP22 sur le sol marocain en novembre prochain, le Maroc invite les parties de la convention cadre des Nations Unies pour les changements climatiques à soutenir une initiative pour l’agriculture africaine, à la COP22 et au-delà. Intitulée «Triple A», cette initiative vise à faire de l’adaptation de l’agriculture en Afrique l’une des priorités de l’agenda de la COP22».

Ainsi et comme l’explique le ministre Aziz Akhannouch, «le «Triple A» est une initiative pour l’Afrique, qui s’inscrit dans la continuité des récentes mobilisations en faveur de l’agriculture africaine, notamment la conférence de Dakar organisée par la Banque africaine de développement en octobre 2015 pour définir une feuille de route de la transformation de l’agriculture en Afrique, et la Déclaration d’Abidjan en faveur d’un développement agricole résilient en Afrique suite au sommet régional de la FAO d’avril 2016. La force du «Triple A» est de faire le lien entre les sphères du climat et celui de l’aide au développement sur les enjeux agricoles et d’adaptation, traités auparavant séparément dans chacune de ces sphères».

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