Le PIB en très forte croissance

La croissance du PIB (Produit intérieur brut) se porte bien, cette année. Les statistiques annoncées par le Haut Commissariat au Plan (HCP), mercredi à Rabat, indiquent que cette croissance s’élève à 7,3%. C’est une performance sous-jacente au progrès rapide enregistré par les activités marchandes. En haut de la liste, c’est le secteur de l’agriculture qui réalise un taux d’évolution de pas moins de 30,6% par rapport à sa valeur ajoutée de 2005.  Pour n’en citer qu’un exemple, le rapport du HCP précise que la production des céréales à elle seule est évaluée à 86 millions de quintaux. Les activités liées à l’élevage devraient également suivre cette cadence, souligne le HCP. En seconde position, arrive le secteur du bâtiment et des travaux publics. La conjoncture des deux premiers trimestres montre une évolution continue avec un chiffre de 7,4%. A la même période de l’an dernier, ce taux ne dépassait pas 5,9%. A l’origine : le succès des crédits à l’immobilier qui ont enregistré une hausse de 28% jusqu’à fin juin dernier. Les ventes du ciment en ont donc bénéficié puisque leur progression est de 10,6% par rapport à l’an précédent.     
La croissance du PIB comprend également les services marchands dont l’évolution se chiffre à 5,9%. La dynamique des activités touristiques, commerciales, de transport et de télécommunications y est pour beaucoup. Le trafic aérien, selon la même source, a connu une augmentation de 12,7% et les arrivées de touristes étrangers de 16,7%.
Tous ces indicateurs poussent le commerce vers une croissance de 6,7% par rapport à 2005. Ce qui ramène le HCP à estimer que la hausse du PIB marchand atteint 8,6% contre seulement 1% enregistré l’an dernier. Ces bonnes performances seront, bien entendu, très favorables à l’investissement de tout genre. Pour le HCP, cela devra se répercuter plus particulièrement au niveau des infrastructures et des chantiers de construction de logements. La Formation brute de capital fixe (FBCF) devra atteindre une hausse de 9,9% alors qu’elle n’était que de 6,3% (2005). A cette croissance économique correspond une dynamique au niveau du marché du travail. La population active de 15 ans et plus a augmenté de 2,2% . Les hommes sont plus nombreux a en avoir bénéficié surtout dans le milieu rural (secteur de l’agriculture). Au niveau de la création d’emplois (rémunérés et non rémunérés), elle concerne 604.000 postes entre les deuxièmes trimestres de 2005 et de 2006. Durant la même période des cinq premières années, précise le HCP, la moyenne de création nette d’emplois ne dépassait pas 300.000.
Le secteur de l’agriculture, des forêts et de la pêche a, à lui seul, généré 380.000 postes, dont 65% en milieu rural. La création d’emplois au BTP s’est chiffrée à 105.000 en totalité en milieu urbain. Alors que le secteur des services et de l’industrie a fourni respectivement 119.000 et 39.000 postes. Le HCP souligne que la majorité de ces postes d’emplois (560.000) a été créée par le secteur privé. Tendance inverse du côté de l’emploi domestique et celui qu’offrent les ONG et les organismes internationaux, puisqu’il a enregistré une chute de près de 34.000 postes. 

Leïla Hallaoui

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