Le privé investit dans les parcs de jeux

Au moment même où la Communauté Urbaine de Casablanca rompt le contrat qui la lie à la société Foires et Distractions pour des raisons de «non-respect des engagements» et reprend provisoirement la gestion des sept parcs de la capitale économique, de nouveaux projets naissent, mais cette fois-ci, c’est sous le giron du secteur privé qu’ils voient le jour.
En effet, alors que le projet de réalisation d’un parc d’attractions dans la ville de Marrakech dont l’initiateur n’est autre que le tour-opérateur Gérard Gusberti est à sa phase de conception, celui de Salé, Magic Park pour ne pas le nommer, a déjà entamé son activité. Et c’est la famille Zniber qui gère cette affaire à travers la société « Découvertes et Loisirs » dont le capital est de 15 millions de DH. Ciblant essentiellement une catégorie de visiteurs dont l’âge varie entre trois et douze ans, les initiateurs du projet envisagent d’attirer essentiellement la population de la région. Rabat, Salé, Témara et Kénitra figurent dans leur champ de vision. Ce ne sont par ailleurs que les classes A et B qui pourraient se permettre de ramener leurs enfants toutes les semaines faire un petit tour dans « ce parc magique ».
Au-delà de ces classes, les visiteurs ne peuvent garantir à leurs enfants qu’un petit plaisir, celui de jouer à longueur de journée s’ils le désirent, dans la zone junior constituée de sept manèges. L’entrée au parc étant facturée à 50 DH, l’accès aux plaisirs offerts par la zone Casbah ou la zone senior où se mêlent jeux vidéos, simulateur, autos tamponneuses et espaces thématiques d’animation demandent un pouvoir d’achat un peu plus élevé. Il faut bien que l’affaire soit rentable ! A ce niveau, la famille Zniber fixe le seuil de rentabilité à dix ans. Elle juge par ailleurs à travers son P-DG, Brahim Zniber et ses deux fils adminsitrateurs directeurs généraux, que les tarifs ont été fixés de manière à ce que la cible soit la plus large possible.
Le dernier mot revient à la clientèle qui jugera par le nombre de ses visites. Autrement, les services qu’offre Magic Park intéressent principalement les enfants. Ceux que Aujourd’hui le Maroc a eu l’occasion d’interviewer n’ont pu qu’exprimer leur enchantement par les activités que le parc leur propos. S’étalant sur une superficie de trois hectares, deux hectares sont loués à l’Etat pour une durée de trois ans et serviront comme parking pour les voitures des visiteurs. Aussi, l’investissement engagé pour la réalisation du parc étant de l’ordre de 120 millions de DH dont 46 millions de fonds propres, aucune indication sur le chiffre d’affaires prévisionnel n’est fournie. « Nous préférons garder le secret », lance Tahar Zniber, administrateur directeur général de Découvertes et Loisirs.
Selon le plan prospectif de la société de gestion, sous réserve de réalisation des prévisions de chiffre d’affaires, cinq parcs du genre naîtront sous le giron de Découvertes et Loisirs. Il est ainsi prévu d’en ouvrir un à Casablanca en début 2004, à Marrakech en 2005, à Agadir en 2006 et un an plus tard à Tanger et Fès.

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