Le produit l’emporte sur la destination

«Le Maroc est un beau pays. Il y a de tout : soleil, plages, montages, désert… ». Cette phrase et bien d’autres se répètent sur les lèvres d’un bon nombre de touristes, notamment ceux qui viennent pour la première fois dans notre pays. Sur la possibilité d’y revenir ? « Oui, j’essayerai ». C’est ainsi que peut se résumer le secteur du tourisme au Maroc. Certes, notre pays regorge de potentialités et de sites touristiques qui n’ont rien à envier aux autres destinations touristiques, voire-même les grandes telle l’Espagne, mais là où les opérateurs, privés et publics, manquent d’idées et de créativité, c’est au niveau de la conception des produits et leur commercialisation.
Fathia Bennis, directeur général de l’ONMT (Office National Marocain de Tourisme) assure pourtant que le tourisme de « produits» constitue d’ores et déjà un créneau porteur. «Il ne s’agit par ailleurs pas d’un type de tourisme destiné aux masses essentiellement quand il s’agit de tourisme de montagne », ne manque-t-elle pas de préciser. Et pour cause, des structures d’accueil aux capacités limitées et des infrastructures qui brillent par leur inexistence. Cependant, un phénomène, de mode peut-être, commence à se faire remarquer.
Le Maroc est devenu, ces derniers temps, une terre d’accueil de plusieurs événements sportifs (le golf ou encore le jet ski), culturels (festival des musiques sacrées) et artistiques. Et ce n’est pas tout. La ville de Marrakech est devenue la destination par excellence, des congrès et des colloques internationaux (Colloque sur la modernisation de la justice arabe, le congrès international des parlementaires, prochainement l’assemblée générale de la FIT…). « Vendre le Maroc ne consiste pas à vendre une simple destination, mais invite à découvrir des produits spécifiques qui existent dans des endroits spécifiques de notre pays», annonce Mme Bennis.
A croire cette dernière, la stratégie, en elle même, consiste à promouvoir l’image du Maroc à travers la commercialisation d’un certain nombre de produits. Autrement, en l’absence d’une campagne de promotion agressive, les opérateurs, qu’ils soient publics ou privés, s’appuient sur le bouche-à-oreille pour vulgariser à grande échelle le produit marocain.
Une technique, certes efficace, mais qui a toujours montré ses limites. Et ce ne sont pas les vieux routiers du tourisme qui diront le contraire. Un bon nombre d’opérateurs estiment que la promotion de la destination marocaine à grande échelle ne peut aboutir sans de réels outils de relance. Une campagne de promotion du Maroc via des spots TV démarrera en France en septembre prochain et une autre est programmée en Grande-Bretagne à partir du deuxième semestre de l’année en cours.

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