Le rapport de l’Office des Changes

Le rapport de l’Office des Changes

Le Maroc a importé en 2005 pour 178,4 milliards de dirhams de biens, en hausse de 13%, alors que les exportations s’inscrivent dans une hausse beaucoup moins prononcée (+5,5% à 92,7 milliards). Ceci a provoqué une aggravation du déficit commercial de 22,3% pour atteindre le montant record de 85,7 milliards. Le taux de couverture se retrouve à 52%: le pays a importé deux fois plus qu’il n’a exporté.
Les importations de pétrole brut sont l’une des principales causes de la détérioration du solde de la balance commerciale. Elles ont totalisé 24 milliards de dirhams contre 14,5 milliards en 2004, soit une augmentation de 64,7%. Le rapport note que «pour la première fois, les produits énergétiques occupent la première place parmi les groupes de produits à l’importation (…) et leur accroissement constitue 62,6% de l’accroissement global des importations». Les importations hors pétrole ont, pour leur part, cru de 7,7%. Pour ce qui est des exportations, le Maroc a exporté en 2005 pour 16,1 milliards de dirhams de phosphates et dérivés, soit 2,2 milliards de plus qu’en 2004. Les exportations hors phosphates et dérivés s’inscrivent en hausse de 3,5% à 76,7 milliards de dirhams. Les exportations d’acide phosphorique ont totalisé 7,6 milliards de dirhams, soit une augmentation de 20,6% pour un volume stable à 2,2 millions de tonnes.
Les produits alimentaires, avec 18,1 milliards de dirhams, se maintiennent en troisième position des groupes de produits à l’exportation avec une part de 19,6%. Les produits industriels croissent de 15,3% à 166,7millions de dirhams.
Les produits de la mer enregistrent une croissance aussi bien en volume qu’en valeur. Les crustacés, mollusques et coquillages ont rapporté 38% de plus qu’en 2004, soit 3,7 milliards de dirhams, pour une hausse en volume de 52,1%. Ils sont talonnés par les agrumes qui ont généré 2,8 milliards, soit +23,4%.
Au registre des baisses, on notera les produits finis de consommation qui ont glissé de 4,7% à 30,5 milliards de dirhams. Ce résultat est imputable essentiellement au recul des exportations de vêtements confectionnés (-5,8% à 17,6 milliards de dirhams) et d’articles de bonneterie (-11,3% à 6,8 milliards de dirhams). La balance des paiements aurait pu être beaucoup plus déficitaire n’était les bonnes performances du secteur touristique combinées aux transferts des Marocains résidents à l’étranger. Les opérations de voyages s’inscrivent en hausse de 18%  pour atteindre le record historique de 41 milliards. Ils devancent pour la première fois les transferts financiers des MRE qui affichent toujours une performance solide (+8,2% à 40,5 milliards).

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