Le représentant de la FAO : «L’expérience marocaine est un modèle à suivre»

Le représentant de la FAO : «L’expérience marocaine est un modèle à suivre»

Renforcer la coopération entre les pays africains en matière de formation dans le domaine agricole, tel était le principal objectif de la première édition du séminaire international sur la formation professionnelle agricole et rurale en Afrique dont les travaux ont débuté hier, mercredi, à Rabat.

Organisé par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime en partenariat avec le réseau international formation et agriculture rurale (réseau FAR) et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader), ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une convention signée en avril dernier, en marge du Salon de l’agriculture de Meknès, entre ces trois parties.

«Cet évènement témoigne de l’importance accordée par le Maroc à la coopération Sud-Sud», a déclaré Mohamed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, lors de son allocution d’ouverture. Soulignant le rôle crucial que joue l’agriculture dans l’économie africaine, Sadiki a rappelé que le secteur agricole représente près du tiers du PIB de l’Afrique et que, selon une étude de la Banque mondiale, le potentiel agricole du continent avoisinerait les 1.000 milliards de dollars.

L’importance de l’expérience marocaine semblait faire l’unanimité parmi les participants à ce séminaire. Tandis que Pierre Blaise Ango, président du réseau FAR, a félicité le Maroc pour son Plan Maroc Vert qu’il a qualifié de «véritable feuille de route», Michael George Hage, représentant de la FAO au Maroc, a tenu à assurer la «disponibilité de la FAO pour faire de l’expérience marocaine un modèle pour le reste des pays d’Afrique».

La formation professionnelle dans le domaine agricole était, évidemment, au centre des travaux de la première journée. Mohammed Sadiki a ainsi souligné l’importance de la formation dans le contexte actuel «L’importance stratégique de la formation professionnelle agricole est d’autant plus grande que le contexte actuel de mondialisation et d’ouverture des marchés impose à nos systèmes productifs agricoles d’être plus performants pour relever les défis de la compétition», a-t-il déclaré, assurant que  bien que l’offre de formation dans le domaine au Maroc soit en constante évolution, elle reste confrontée à plusieurs défis, notamment en matière de financement et de gouvernance. «L’offre de formation devrait être tournée vers le marché et les métiers porteurs pour favoriser l’insertion des jeunes», a-t-il affirmé, appelant à un repositionnement de la formation professionnelle pour une meilleure valorisation et une attractivité pour les jeunes.  

De son côté, Bertrand Wybrecht, représentant du ministère français de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a mis l’accent sur les mécanismes de coopération entre le Maroc et la France dans le domaine de la formation agricole. Cette coopération qu’il a qualifiée d’«intense» se traduit par le statut de l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II de premier partenaire institutionnel des écoles agronomiques et vétérinaires françaises, mais aussi par le stage systématique qu’effectuent près de 250 étudiants marocains chaque année en France. Il est à noter que la formation professionnelle agricole au Maroc compte aujourd’hui à son actif plus de 60 ans d’expérience.

Depuis 1957, plus de 120.000 jeunes ont été formés dans le domaine, dans 52 établissements proposant près de 50 filières. Aujourd’hui, environ 10.000 stagiaires intègrent chaque année le milieu professionnel.

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