Le rôle et l’impact de la finance participative en débat

Le rôle et l’impact de la finance participative en débat

Premier Salon international de la finance éthique et participative

L’expérience marocaine en matière de finance participative a été à l’honneur du premier Salon international de la finance éthique et participative (SIFEP). S’étant déroulée du 26 au 28 janvier à Casablanca, cette manifestation a mis en relief la contribution de la finance participative à la croissance et à l’inclusion économique au Maroc. Un rôle qui a été amplement détaillé par Abdelilah Benkirane lors de son intervention à la cérémonie d’ouverture du Salon. «Le rôle de la finance participative est important dans la mesure où elle favorise l’intégration au sein du système économique national d’une partie importante de la société marocaine qui n’a pas accès actuellement aux services des banques traditionnelles», indique dans ce sens le chef de gouvernement. Abdelilah Benkirane a par ailleurs mis le point sur les avancées réalisées par le Maroc en vue d’institutionnaliser la finance participative.

«Le Maroc a jeté les bases d’une expérience exceptionnelle en matière de finance participative. Ce résultat a été rendu possible grâce au débat serein engagé entre les différentes parties», a-t-il indiqué. Plusieurs plaidoyers ont été lancés en marge de cette manifestation, dont les travaux ont pris fin samedi à Casablanca. La principale revendication a porté sur la mise en place d’un comité chargé du suivi de la mise en œuvre de la législation relative à la finance participative. Les participants ont souligné dans ce sens la nécessité d’institutionnaliser la sensibilisation du grand public et des entreprises à la particularité de cette nouvelle technique de financement, et ce à travers des établissements officiels et des instances non étatiques. Les intervenants ont par ailleurs appelé à accélérer la finalisation des textes réglementaires et des circulaires afin de clarifier le traitement fiscal des produits participatifs. De même, l’accent a été mis sur l’importance de la formation continue dans ce domaine. La finalité étant de maîtriser la particularité de ces produits et réussir leur commercialisation.

Tenant compte de cet enjeu, le Maroc a d’ores et déjà ouvert 28 branches dédiées à la finance participative dans les universités publiques au niveau des licences et masters, et ce outre les formations continues. A ce propos, les intervenants ont plaidé pour la mise en place d’un guide référence en matière de finance participative. Il servirait ainsi de référentiel pour les formations offertes pour qu’elles puissent éventuellement répondre aux attentes des professionnels.

A noter que le Salon international de la finance éthique et participative, est la première manifestation du genre à se tenir à l’échelle nationale. La première édition du Sifep, organisé sous l’égide des ministères de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres ainsi que de l’habitat et de la politique de la ville, a connu la participation d’une pléiade d’opérateurs et de représentants d’institutions internationales notamment  ceux de la Banque islamique de développement. L’occasion étant de débattre du potentiel de la finance éthique et participative et de mener la réflexion autour de son impact sur l’ensemble du marché du financement au Maroc.

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