Le rural pour relancer le tourisme

La région d’Agadir appartient depuis longtemps à la catégorie des étapes balnéaires, considérées comme urbaines. Mais depuis quelques années, les autorités locales ont décidé de mettre en avant les contrées intérieures de la région. Aussi, le circuit touristique « Tiznit-Mirleft-Sidi Ifni », arrêté par la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir (CCISA), est le projet-pilote, qui concrétise le repositionnement de la ville. Ambitions affichées : le développement social de la population rurale et la limitation de l’exode rural. Le programme s’établit sur la création de revenus additionnels sur la base de petits investissements individuels ou collectifs dans le secteur touristique. Les résultats sont plus qu’encourageants. Ce programme a généré des nouvelles recettes pour les communes. Il participe également à la protection de l’environnement de la cité de Tiznit. Pour l’heure, une douzaine de projets a été sélectionnée, dont les fiches techniques reprennent les aménagements ou réaménagements éventuels des sites inclus dans le circuit. L’objectif réside dans la mise en valeur des sites et des monuments historiques à Tiznit (la place Al Méchouar, les remparts de la ville et la source légendaire «Aïn Zarga»), ou encore, le jardin Idou Targa, qui demeure un site intéressant, dans la mesure où il offre un produit vert. Les actions futures couvrent aussi les plages d’Aglou, de Sidi Moussa et Iguezira et les sites Afttas Jellab, Mirleft et Sidi Ifni ainsi que la coopérative Tafayoucht, lieu de démonstration et l’extraction des «huiles d’Argane». Quant à la gestion, la CCISA compte associer à l’entreprise des opérateurs tant du privé que du public. Ce qui peut se traduire par la mise en place d’un comité de pilotage, dont les compétences appréhenderont les différents volets du projet. En fonction du projet, les rôles et les compétences des partenaires seront évalués en termes d’apports financiers. La liste d’éventuels candidats au partenariat est importante et non exhaustive. Elle s’adresse autant aux ministères avec toute la diversité de leurs champs d’actions, qu’aux administrations qui comprennent les départements des eaux et forêts, la direction foncière, l’urbanisme, l’Office national marocain du tourisme. Sont également mis à contribution les organismes de formation, le conseil régional d’intérêt touristique (GRIT), les Chambres professionnelles, les associations locales, les institutions financières. De même, la participation des associations locales, l’université Ibnou Zohr et les organismes non gouvernementaux internationaux comme l’USAID, Aquitaine et Aquitaine et Loire, est interpellée. La mobilisation des opérateurs donnera un sens réel au tourisme des paysages et saveurs.

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