Le Sindibad de la CDG appuie les MRE

Le premier fonds d’amorçage «Sindibad» piloté par la CDG consolide ses ressources financières. Le mercredi 18 juin, l’Agence française de développement au Maroc lui a accordé une subvention européenne d’un montant de 750 mille euros. Cet appui financier s’inscrit dans le cadre du programme expérimental de co-développement qui a pour objet d’encourager les Marocains résidents à l’étranger (MRE) à investir dans de nouvelles entreprises opérant dans les technologies innovantes.
Concrètement, cette subvention européenne permettra de financer à hauteur d’un tiers les projets présentés par les MRE qui devraient représenter une enveloppe de plus de 2 millions d’euros d’investissement total.
Constitué, sous forme de société anonyme (SA), dans le cadre du volet valorisation de la recherche du fonds de solidarité prioritaire franco-marocain (FSP), Sindibad vise une capitalisation d’au moins 50 millions de DH.
Au niveau du modèle adopté par le fonds pour le financement de projets, il investit une moyenne de 1,5 million de Dh par participation. Le périmètre d’intervention du fonds inclut toute entreprise ou projet d’entreprise reposant sur le développement de service, de procédé technologique ou industriel novateur dont la viabilité repose sur un savoir-faire original ou sur des titres de propriété industrielle (brevets).
Au-delà de l’expérience de Sindibad, le marché du capital-risque au Maroc est encore dans une phase embryonnaire avec une dizaine de fonds disposant d’un capital global de l’ordre de 200 millions d’euros.  
Parmi ces fonds : Upline Technologies, le fonds de CFG, Capital Accès Atlantique… Les budgets des différents fonds varient entre 50 et 100 millions de DH. Actuellement, l’apport de capital-risque dans l’évolution du tissu économique commence à faire se sentir. Involys, Hightech Payment Systems, Omnidata, Chez Paul, Mughamarat, Fenapec… sont autant de jeunes entreprises qui ont marqué le microcosme économique suite à leur réussite dans la levée de fonds d’investissement auprès de sociétés de capital-risque.
Ainsi, dix mois après l’entrée dans son capital du fonds Uplines Technologies, le groupe ONA a décidé de faire partie de son tour de table. La seconde réussite de levée de fonds qui a marqué l’année 2002 est celle qui a été réalisée par la société de développement de solutions bancaires et monétiques «Hightech Payment Systems» (HPS). Elle a pu, en effet, décrocher un financement de l’ordre de 40 millions de DH grâce aux apports conjoints de Upline Technologies et le fonds de la CDG «Accès Capital Atlantique».
L’intérêt des investisseurs ne se limite pas au secteur des technologies de l’information. De plus en plus de fonds s’intéressent au secteur du tourisme qui recèle un fort potentiel de développement. Un fonds maroco-koweïtien est en cours de montage à l’initiative de la société CMKD.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *